Avant d’être une corde vocale, Isobel Campbell fut une des cordes (le violoncelle) de Belle & Sebastian, groupe écossais légendaire né dans un bar de Glasgow en 1996 autour de Stuart Murdoch.

La chanteuse, violoncelliste et compositrice Isobel Campbell en  concert le 11 août 2017 à San Francisco, Californie.
La chanteuse, violoncelliste et compositrice Isobel Campbell en concert le 11 août 2017 à San Francisco, Californie. © Getty / FilmMagic

Stuart Murdoch que les auditeurs des émissions de Bernard Lenoir connaissent bien tant ce dernier a diffusé, suivi et soutenu la carrière de ce groupe cosy de la pop britannique durant une vingtaine d’années. 

En 2002, Isobel Campbell décide de quitter le groupe pour se lancer dans une carrière solo en publiant un premier album de facture jazz en collaboration avec le musicien Bill Wells. 

Elle se cherchera -musicalement parlant- sur plusieurs disques avant de trouver enfin son style, surtout grâce à sa rencontre avec Mark Lanegan, un musicien qui a travaillé avec de très nombreux artistes, parmi lesquels Kurt Cobain, Queens of The Stone Age, Gun Club ou encore Gérard Manset ! Leur collaboration donnera naissance à trois albums jusqu’en 2010, dans une veine très folk-americana, tous trois salués par le public et la critique. Et puis après cela, plus rien ! 

Dix ans que nous n’avions plus de nouvelles d’Isobel Cambell jusqu’à ces derniers jours où, à la faveur d’un titre révélé, elle nous annonce son grand retour… 

« Ain’t life » est le premier des 13 titres qui composent l’album d’Isobel Campbell dont la parution est annoncée pour le 7 février sous le titre « There is no other »

Après une absence prolongée et des changements majeurs intervenus dans sa vie personnelle, l’auteure-compositrice-interprète et violoncelliste considère ce disque comme le plus libre et le plus beau de sa carrière. Les mélodies portées par sa voix plus douce, plus belle et plus soyeuse que jamais et soutenues  par des arrangements subtils et séduisants, l’attestent. 

Durant toutes ces années d’absence, la vie d’Isobel Campbell a été marquée par plusieurs péripéties ; elle a notamment quitté sa ville natale Glasgow pour Los Angeles où elle s’est mariée avec un ingénieur du son qui a naturellement produit son album… 

A l’issue de l’enregistrement du disque qui date de 2015 (!), son label a déposé le bilan. Il lui a fallu attendre cinq ans avant de pouvoir récupérer les droits de son album, signer avec un autre label britannique indépendant, régler les formalités et organiser les plannings. 

Tous ces tracas n’ont pas entamé le moral de la chanteuse, bien au contraire. Très philosophe, elle déclare à propos du disque : 

C’est un enregistrement sans point de référence. Toutes les influences étaient subconscientes. Même si ce qui est arrivé était bizarre ou étrange, c’était juste moi »

Notons qu’Isobel Campbell est une adepte de la méditation. D’ailleurs, le titre de son album, « There is no other » (« il n’y a pas d’autre moyen » en VF), provient d’une salutation maya. 

Parmi les nouveaux titres, la chanteuse emprunte une chanson de Tom Petty datant de 1989 : « Runnin’ down a dream »… 

Isobel Campbell : album « There is no other » (Label Cooking Vinyl) à paraître le 7 février 2020. 

Isobel Campbell sera en concert à Paris le 11 février au Café de la danse. 

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