Le nouvel album studio de Jeanne Cherahl sortira le 20 septembre prochain. Un album que Jeanne Cherhal a intitulé « L’an 40 »...

L"An 40", le nouvel album studio de Jeanne Cherahl sortira le 20 septembre prochain.
L"An 40", le nouvel album studio de Jeanne Cherahl sortira le 20 septembre prochain. © Getty / Eric Fougere/Corbis

« L’an 40 », non pas pour faire référence à la fin du monde que prévoyait l’an mil sur 40 ans et qui donna l’expression populaire « s’en foutre comme l’an 40 », mais bien pour parler de ce moment décisif où Jeanne Cherhal s’emploie à faire un état des lieux émotionnels, en chansons, sur le passage crucial à la quarantaine. 

40 ans c’est ce moment particulier que Jeanne Cherhal désigne ainsi :

Ce beau point d’équilibre entre ce qu’on a déjà accompli et tous les possibles encore à venir

Et dans ce qu’elle a récemment accompli, je ne résiste pas au plaisir de revenir sur l’un des hommages les plus précieux que Jeanne Cherhal a offert pour le 20ème anniversaire de la disparition de Barbara. Jeanne Cherhal en fusion pianistique avec Bachar Mar Khalifé s’est littéralement déployée physiquement pour rendre à la femme qui chante sa puissance de musicienne et de rythmicienne. Une création prodigieuse qui montrait une fois de plus ce lien sensuel, charnel et tellurique que Jeanne entretient avec son instrument majeur : le piano. 

Jeanne Cherhal a en fait affûté sa relation musicale au piano, plus précisément depuis l’hommage à une autre rythmicienne du piano : Véronique Sanson. C’est chez elle qu’elle a puisé une force nouvelle dans ses doigts, mais aussi dans son rapport corporel au piano.  

Regarder Jeanne Cherhal jouer, est une expérience sensorielle et animale autant que musicale et sonore.  Ce piano qui est devenu le prolongement intime de Jeanne, est aussi une caisse de résonance pour ses confidences. Comme le disait Félix Leclerc :

Un piano doit être un ami, c’est-à-dire un confident qui essuie nos rages.

Et pour ce nouvel album, Jeanne explore toujours la palette des sentiments d’une femme qui n’occulte rien des réalités, et cherchant dans la droiture d’une femme debout la poésie en toute chose.

Y compris lorsqu’il s’agit de dire « adieu » à Jacques Higelin et d’en faire une chanson qui répare. Pour soi et pour les autres...

« Un adieu » titre inédit que Jeanne Cherhal a interprété lors du dernier Printemps de Bourges dans le cadre de la création en hommage à Jacques Higelin. Chanson, que l’on retrouvera aussi dans son nouvel album qui sortira à la rentrée.

Cet album c'est « L’an 40 » et c'est aussi un titre dans lequel Jeanne Cherhal chante : 

On dirait quelque fois qu’elle a des ailes/ ou comme une audace, l’insolente./ Un avis nouveau. Une envie nouvelle./ Elle en deviendrait fatigante./ Ça n’est rien de plus que l’an 40. 

Ce sont les mots de Jeanne, sur une pop orchestrale, intime et presque minimale. Le piano en cortex émotionnel avec en soubassements les cuivres qui traduisent la nostalgie du temps qui passe et la lumière de lendemains qui sauront encore chanter. 

C’est la chanson d’une musicienne qui semble confirmer que 40 ans, c’est 18 ans avec 22 ans d’expérience.

Cocteau disait : 

Plus je vieillis, plus je vois que ce qui ne disparaît pas ce sont les rêves.

Les rêves de Jeanne se réaliseront encore à la rentrée avec ses nouvelles chansons de femmes, de sens et de son, ces aquariums comme elle les qualifie, écrites au rythme d’une par mois. 

Album calendaire pour précisément se libérer des vertiges du temps.

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