C’est sous l’étiquette "électro-réaliste" que Judah Warsky définit sa musique. Plus précisément, la musique électro qui vous ramène à la réalité en opposition avec celle qui vous emmène ailleurs…

Capture écran du clip Marre de tout de Judah Warsky
Capture écran du clip Marre de tout de Judah Warsky © Judah Warsky

Judah Warsky, de son vrai nom Mathieu Césarsky, est un multi-instrumentiste français qui fraye depuis quelques années avec des groupes comme Turzi, un combo versaillais qui a déjà publié trois albums et Los Chicros plus orienté vers la pop psyché. 

C’est en solo et sous son nom (Judah Warsky) qu’il fait paraître son premier album en 2012, « Painkillers And Alcohol » sur le label Pan European Recording, un label qui édite (entre autres) : Turzi, Poni Hoax et Flavien Berger... Ce premier album installe l’univers très particulier de Judah Warsky qui est un croisement entre l’électronique et le psychédélisme, la pop et l’expérimentation, résolument tourné vers le futur et surtout délesté de toutes références connues à ce jour. 

En février 2013, paraît le deuxième album de Judah Warsky, intitulé « Bruxelles », dans lequel il rend hommage à la capitale européenne et qui contient un poème chanté de Garcia Lorca dont le grand-père de Warsky était le traducteur en France. Un titre du disque en particulier fait le buzz à l’époque, « Marre de tout », une sorte d’anti-tube qui aurait pu être écrit par Philippe Katerine

Le reste de l’album laisse place à des errances orientales comme dans le très envoûtant « Think Of Me » réalisé avec la collaboration du groupe Acid Arab.  

Après un EP 5-titres paru en 2015, « Seul » (produit par son ami Flavien Berger), qui reste un objet musical curieux (mais génial !) et où l’artiste laisse vagabonder une inspiration échevelée, Judah Warsky sort début 2018, un nouvel album intitulé « Avant/après »… 

Ce disque entièrement composé au piano est amené à dérouter plus d’un amateur de pop moderne (ses premiers auditeurs), puisqu’il n’hésite pas à lui donner une orientation dite de variété. En effet, pour réaliser ce disque, il a revisité les répertoires de Gainsbourg à Brigitte Fontaine, en passant surtout par… Laurent Voulzy ! Warsky a redécouvert la discographie de ce dernier qu’il n’hésite pas à qualifier de génie, et dont il a tenté de reproduire le son du piano de ses disques. Pour ce faire, il s’est adjoint la collaboration du duo Sex Schön (alias Pierrot Casanova et Nicolas Borne) dont il avait apprécié le travail sur le remix d’une chanson d’Alain Chamfort

Judah Warsky, un garçon hors-norme et c’est pour ça qu’on l’aime ! 

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