Après le succès critique et public de son projet partagé avec Rachida Brakni sous le nom de "Lady Sir" en 2017 et le retour éclatant de son groupe d’origine Louise Attaque l’année précédente, Gaëtan Roussel nous revient de nouveau en solo avec le successeur de "Ginger" et "Orpailleur".

Le 28 septembre dernier, le protéiforme et prolifique Gaëtan Roussel nous livrait son dernier album sous le nom de « Trafic ».
Le 28 septembre dernier, le protéiforme et prolifique Gaëtan Roussel nous livrait son dernier album sous le nom de « Trafic ». © AFP / Xavier Leoty

Gaëtan Roussel, comme on le sait, s’est fait connaître avec le groupe Louise Attaque et le succès fulgurant de « J’t’emmène au vent ». Après quatre albums, il redémarrait une nouvelle aventure avec le groupe Tarmac. C’est sa rencontre avec Alain Bashung, pour lequel il a co-écrit et produit l’album « Bleu pétrole », (récompensé aux Victoires de la musique en 2009) qui l’a décidé à se lancer dans une carrière solo : « Sans Bashung, déclare-t-il, je n’aurais jamais pensé à faire des disques solos, quitter la rive et voir ce qui se passait dans le continent d’en face »

Bien lui en a pris avec ce déjà troisième album qui aura nécessité huit mois de travail et qui a évolué des deux côtés de l’Atlantique, entre Paris et Los Angeles. Un disque qui recèle, selon son auteur, une ligne claire, des mélodies et des sujets un peu plus définis que sur les albums précédents. 

Gaëtan Roussel s’est entouré de belles pointures de studio avec des multi-instrumentistes comme le guitariste australien Justin Stanley, qui a travaillé entre autres avec Beck, Eric Clapton, Sheryl Crow et Jamie Lidell, ainsi qu’avec le suédois Jonas Myrin. A Paris, il a collaboré avec le DJ Dimmi et Antoine Gaillet, qui a travaillé notamment avec M83, Miossec, Fichbach ou encore Julien Doré. Gaillet a surtout veillé à la cohérence du récit aussi bien dans les textes que dans la musique. C’est à lui que l’on doit le très joli duo contenu dans l’album où Gaëtan Roussel chante « Tu me manques (pourtant tu es là) » en compagnie de Vanessa Paradis, pour laquelle il avait déjà écrit et interprété en duo « Il y a » en 2009. 

Si Trafic semble être un album musicalement léger, les textes n’en sont pas moins sombres. Ils évoquent la peur, l'addiction et une certaine mélancolie à travers l'histoire d'un fleuriste qui oublie peu à peu le nom des fleurs. La chanson « Hope », par exemple, prolonge un récit qui est tiré du propre recueil de nouvelles de Gaëtan Roussel, paru l'an dernier sous le titre Dire au revoir, chez Flammarion, où il déclinait les façons "plus ou moins légères, plus ou moins définitives" de se quitter. 

Gaëtan Roussel, album Trafic chez Barclay. 

Gaëtan Roussel sera en tournée à partir de novembre, avec une halte parisienne à la salle Pleyel le 13 décembre 2018.

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