Colette Magny est une artiste à part dans le spectre de la chanson française.

La chanteuse française Colette Magny sur scène à Paris, en mars 1989
La chanteuse française Colette Magny sur scène à Paris, en mars 1989 © Getty / Michel BARET

Nous aurions eu l’occasion de rendre hommage à Colette Magny l’année dernière pour le 20ème anniversaire de sa disparition, mais il n’est pas trop tard avec le double CD "A Coeur" et "A Cris" qui va rendre curieux (se) ceux qui le découvriront, avant de plonger dans une gourmandise musicale avec « l'Anthologie » en un coffret de 10 CD.

Colette Magny fût d’abord chanteuse de blues, comme nous n’en avions connu dans l’hexagone.  Le journal Paris-Presse titre le lendemain de sa première prestation télévisée :

La France a trouvé son Ella Fitzgerald !

Colette Magny va ensuite poursuivre une carrière étonnante entre chansons militantes et expérimentations où elle passe du jazz à la musique africaine.

Dans la famille coup-de-poing, Ferré c’est le père, Ribeiro la fille, Lavilliers le fils et moi la mère

Aujourd’hui, l’univers de Colette Magny, semble de plus en plus en résonance avec notre époque. En 1991 à 65 ans, elle enregistre un rap enragé de dix-sept minutes "Rap’toi d’la que je m’y mette". Et malgré le temps qui passe et le silence médiatique autour de la chanteuse, elle demeure une référence pour Rocé et Orelsan. Ce dernier (invité il y a quelques mois sur notre chaîne), a offert un texte inédit sur l’instrumental d’un titre de cette grande oubliée de la chanson "J’ai suivi beaucoup de chemins".

Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.