Sages Comme des Sauvages est un tandem constitué par Ava Carrère et Ismaël Colombani. Elle est franco-américaine, issue de la scène alternative berlinoise, et a grandi entre la France et la Grèce. Lui est corso-bruxellois, il a débuté par le violon avant de s’aventurer dans un univers plus expérimental.

Sages Comme Des Sauvages avec "Luxe misère"
Sages Comme Des Sauvages avec "Luxe misère" © C.Delfino

Nous les avions découverts en 2015 avec un premier album intitulé « Largue la peau » qui leur a valu de se produire deux-cents fois en concert à travers le monde. 

Ce disque nous avait ravis à l’époque en proposant un savant mélange entre chanson urbaine et musique tribale, où se mêlaient joyeusement maloya, calypso et rebétiko (une musique issue du répertoire populaire grec). 

Sur ce premier album, nous avions savouré des titres comme « Laïlakomo » et surtout : « Les jeunes des villes »

Côté textes, le couple (ou plutôt le « Grouple » comme il aime à se définir) dépeint la société dans laquelle il évolue en dénonçant la noirceur de notre monde de brutes tout en y insufflant un sentiment d’espoir. 

Ava et Ismaël sont également très innovants dans le choix des instruments atypiques qu’ils ont glanés au gré de leurs voyages tels qu’un tambourin grec ou un cavaquinho brésilien (une guitare à quatre cordes pincées)… 

Le nouvel album de Sages comme des Sauvages accueille un invité de marque, le maître du maloya, Danièl Waro en personne, venu poser sa voix sur un titre. 

Outre le français, le duo chante en anglais et en créole, une langue qu’ils ont pu apprécier lors de leurs nombreuses haltes effectuées à La Réunion. 

Avec « Luxe misère » paru le 6 mars, le duo nous revient cette fois en quatuor et nous offre une musique toujours aussi généreuse et inclassable, toujours tribale et raffinée, encore et toujours sage et sauvage, urbaine et enracinée, en se jouant plus que jamais des langues et des frontières. 

« Luxe misère » accueille deux nouveaux artistes : Osvaldo Hernandez aux percussions afro-latines et Émilie Alenda, au basson, au clavier et au chant, qui signe également les arrangements. De nouveaux instruments viennent aussi enrichir cet orchestre pas comme les autres : une dombrah (une sorte de guitare venue du Kazakhstan) et des guitares mexicaines et malgaches. 

L’ensemble des douze chansons a été enregistré et supervisé par Jean Lamoot, un sorcier du son qui a officié jadis sur des albums d’Alain Bashung, de La Mano Negra, Noir Désir, Raphaël et Salif Keita, entre autres.... 

Sages Comme des Sauvages : « Luxe misère » (Zamora). Paru le 6 mars. 

En concert à Paris le 24 mars, à la Maroquinerie.  

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