Après avoir ensorcelé de sa voix si envoûtante la bande originale du film « Scary stories » d’André Øvredal durant l’été 2019, Lana Del Rey a (enfin !) publié, le 30 août, son très attendu nouvel album annoncé de longue date.

"Norman Fucking Rockwell ! " ou l’Amérique rêvée de Lana Del Rey.
"Norman Fucking Rockwell ! " ou l’Amérique rêvée de Lana Del Rey. © Getty / Taylor Hill

Un disque qui a tardé à sortir dans les bacs pour cause d'incessant peaufinage par Lana Del Rey, laquelle est connue pour prendre son temps et être perfectionniste. L’album s’intitule « Norman Fucking Rockwell », en référence au peintre figuratif qui a brossé l’Amérique des années 20 aux années 50. 

Il est loin le temps où la chanteuse qui s’appelait Lizzy Grant sortait un CD 3-titres en 2008 et n’affolait pas encore la blogosphère musicale. Il suffira pourtant d’une chanson et d’un clip pour attirer sur elle l’attention de tous les médias. 

Cette chanson entêtante sera le déclencheur d’une Lana Del Rey-mania, un phénomène qu’on n’avait plus connu depuis longtemps par la grâce d’une vidéo qui a été vue plus de 15 millions de fois sur Youtube. La presse s’est emballée comme jamais autour de ce nouveau phénomène …et pas seulement aux États-Unis ; lorsque son premier concert a été annoncé à Londres, les billets se sont vendus en une demi-heure, tandis que ceux de l’Olympia à Paris, ont été épuisés en une minute trente ! Lorsqu’on connaît une notoriété aussi rapide, on n’échappe pas aux polémiques. Ce qui ne manquera pas d’arriver avec d’abord des accusations de plagiat par le groupe Radiohead qui lui reprochera de s’être un peu trop inspirée de leur titre « Creep » pour composer « Video games », puis viennent les soupçons portant sur son supposé recours à la chirurgie esthétique. 

La pression est devenue trop forte pour elle. Fatiguée par les polémiques et les critiques qui l’affublent de toutes sortes de surnoms insultants, Lana Del Rey pense tout arrêter en déclarant que son premier album pourrait être son dernier. 

Heureusement pour elle - et pour nous - elle est revenue sur sa décision et nous a produits depuis quelques beaux albums comme « Ultraviolence » (qui contenait « West Coast »), « Honeymoon » en 2015, « Lust For Life », et enfin le dernier en date publié il y a quelques semaines, « Norman Fucking Rockwell »

« Doin’ Time » est le premier titre que nous a révélés Lana Del Rey de son futur album. Une chanson qui, au départ, appartient au répertoire d’un groupe ska-punk californien au doux nom de Sublime. C’est à l’occasion d’un documentaire réalisé sur le groupe que la chanteuse a décidé de la reprendre à son répertoire dans une version plus sensuelle et au parfum d’été. Dans l’album « Norman Fucking Rockwell », Lana Del Rey s’est un peu éloignée de la pop qui lui a donné son statut de star. Il révèle encore plus qu’auparavant son incontestable talent d’écriture. Les quatorze chansons aux ambiances très feutrées, produites par Jack Antonoff, parlent de plage, de surf et de soleil éternel mais aussi de sujets plus graves comme les récentes fusillades qui touchent son pays, à travers la chanson « Looking For America »

Ce disque s’accompagnera d’une tournée mondiale, avec une date très attendue, à Paris, le 23 février 2020 à l’AccorHôtels Arena. 

Lana Del Rey « Norman Fucking Rockwell » (Polydor) 

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