Trois ans après « Citizen of glass », l’album qui avait ravi les amateurs de belles voix et de mélodies sophistiquées, Agnes Obel nous revient avec le quatrième volume de sa jeune carrière qui paraîtra ce vendredi sous le titre « Myopia ».

L'auteure-compositrice-interprète et musicienne Agnes Obel en concert le 24 mai 2017 au Gloria Theater de Cologne.
L'auteure-compositrice-interprète et musicienne Agnes Obel en concert le 24 mai 2017 au Gloria Theater de Cologne. © Getty / Brill / ullstein bild

Petit détail qui en dit long sur la stature de l’artiste, son disque sort sur le label Deutsche Grammophon, une société d’édition de disques de musique classique fondée en 1898 et qui est, dans le monde, le plus ancien éditeur de musique enregistrée encore en activité. 

Cette maison au célèbre label jaune a abrité les plus grands noms du répertoire classique du XXème siècle, comme Caruso, Leonard Bernstein, Pierre Boulez, Seiji Ozawa ou encore Herbert von Karajan. 

On pourra toujours prétendre qu’Agnes Obel possède une formation classique, en l’occurrence au piano, mais elle n’est pas un cas unique et ce n’est pas la seule raison qui justifie cette signature. 

Nous l’avons découverte en 2010 avec la parution de son album « Philarmonics » et du single « Riverside »… 

Depuis presque une décennie, cette jeune danoise sortie de nulle part nous enchante avec sa voix envoûtante, ses mélodies épurées, ses textes introspectifs et ses envolées de piano toujours servies par une orchestration d’une infinie douceur. 

A peine installée à Berlin depuis 2007, tout s’est très vite emballé pour elle quand deux ans plus tard, la société Deutsch Telekom repère sa chanson « Just so » sur internet et l’utilise dans une de ses publicités. 

Du jour au lendemain, grâce à l’énorme succès de ce titre, elle se retrouvait propulsée sur les plus grandes scènes de concert. Un vrai conte de fées qui lui a permis cette année-là, de rafler au Danemark, l’équivalent de cinq de nos Victoires de la musique.

« Island of doom » est le premier titre révélé en octobre dernier du nouvel album d’Agnes Obel, une chanson mélancolique dans laquelle la voix de la compositrice répond à son propre écho. Suivant le même procédé qu’avec ses albums précédents, Agnes Obel a réalisé ses chansons dans son propre home-studio de Berlin et s’est imposé pour ce faire une isolation créative totale. 

Lors de la composition, l’enregistrement et le mixage, elle s’est coupée de toute influence et distraction extérieures. Sans fenêtre, ni connexion internet. 

Elle explique cet isolement créatif : 

suivre son intuition, c’est faire un saut dans l’inconnu accompagné d’un drôle de sentiment, car on sait que là-haut, au sommet de notre montagne - qui est notre objectif personnel - on va certainement trouver quelque chose »

Avant la sortie de l’album « Myopia », les auditeurs de France Inter auront le privilège de voir Agnes Obel ou, à défaut, de l’entendre sur notre antenne, demain mardi 18 février de 20h à 21h… 

Elle se produira à Paris, au Café de la Danse où elle interprétera ses nouvelles chansons en exclusivité. Le concert sera présenté par Michka Assayas. 

Agnes Obel : album « Myopia » (Deutsche Grammophon)

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