Le Boss vient de publier « Western Stars » son dix neuvième album.

Il était une fois : Bruce Springsteen dans l’ouest…
Il était une fois : Bruce Springsteen dans l’ouest… © Getty / Taylor Hill

Nous avions quitté Bruce Springsteen, il y a quelques mois avec la parution de l’album « On Broadway » qui restituait la série de shows intimistes qu’il avait donnés au Walter Kerr Theater de New York. Ces quelque 236 concerts ont débouché sur un album et un documentaire diffusé sur Netflix. 

Peu avant, il publiait son autobiographie sous le titre « Born To Run » et donnait alors à penser que Springsteen, âgé de 69 ans, mettrait un point final à une carrière déjà longue de 48 ans. 

C’est bien mal connaître le "Boss" qui, le 26 avril dernier, livrait un titre inédit, « Hello Sunshine », et annonçait par la même occasion, la sortie d’un nouvel album original de treize morceaux publié sous le titre « Western Stars »

« There Goes My Miracle », le deuxième titre dévoilé, donne le ton de « Western Stars », le 19ème volume de la carrière de Springsteen. C’est une chanson à travers laquelle le Boss promène sa peine et ses espoirs dans les grands espaces américains. Il confie à la presse outre-Atlantique que pour lui, ce tournant signifie un retour à ses enregistrements en solo, c’est-à-dire sans son fameux groupe, le E-Street Band.

Avec des chansons axées sur des personnages, portées par des arrangements orchestraux et cinématographiques d’envergure, c’est une boîte à bijoux cet album »

Sept ans après le dernier enregistrement studio « Wrecking Ball », Bruce Springsteen nous revient plus apaisé que jamais avec un disque très mélancolique qui lui donne l’occasion de replonger dans sa post-adolescence bercée aux tubes de Glen Campbell, de Roy Orbison, de Harry Nilsson ou encore du nonagénaire Burt Bacharach qui figure parmi ses influences majeures. Il est d’ailleurs intéressant de remarquer que Paul McCartney, à l’occasion de la sortie de son dernier album en 2018, avait lui aussi souligné l’importance qu’avait eu pour lui Burt Bacharach, qui décidément fait l’unanimité chez les rockeurs anglo-saxons. 

Le 31 mai dernier, le Boss révélait un troisième titre, « Tucson Train », une chanson qui sent bon les plaines américaines et les voyages en train où il est accompagné par un orchestre lyrique, typique des bandes originales de grands westerns. Elle raconte l’histoire d’un homme à la rue qui quitte Sans Francisco après une rupture amoureuse. 

Si l’on en croit ses déclarations récentes dans le quotidien italien La Republicca, Bruce Springsteen aurait été pris d’une soudaine envie créatrice pour écrire un autre album destiné à son groupe : 

J'ai passé environ sept ans sans rien écrire pour le E-Street Band. Je ne pouvais rien écrire pour eux (…) Et puis, il y a un mois, j'ai écrit à peu près de quoi faire un album du groupe. C'est venu quasiment de nulle part et c'était bon

Le chanteur devrait aussi remonter sur les scènes avant la fin de l'année. Et il sera également dans l'actualité cinématographique puisque ces mêmes chansons serviront de bande-son au film « Blinded By The Light », attendu pour le 15 septembre. Il raconte l'histoire vraie d'un lycéen pakistanais vivant dans une petite ville d’Angleterre dont la vie va se trouver bouleversée par sa découverte des titres du Boss.

Bruce Springsteen : « Western stars » (Sony), un album France Inter. 

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