Ce label anglais mythique a produit un grand nombre de tubes dans les années 80 et 90 en valorisant la scène dance pop-new wave alors naissante.

Portrait du groupe Fine Young Cannibals, (de gauche à droite) : David Steele, Roland Gift et Andy Cox.
Portrait du groupe Fine Young Cannibals, (de gauche à droite) : David Steele, Roland Gift et Andy Cox. © Getty / LGI Stock / Corbis / VCG

Le label London Records est né de la division de la prestigieuse compagnie phonographique Decca qui avait fait connaître dans les années 50 le rock américain aux Britanniques comme Bill Haley, Ricky Nelson ou encore Bobby Darin.  

Dès 1980, à la tête de London Records, trois hommes, Roger Ames, Tracey Bennett et Colin Bell vont, à eux trois, dynamiter les hit-parades anglais pendant presque vingt ans et signer un nombre impressionnant de classiques du répertoire britannique qui résonnent encore dans nos têtes comme notamment « Shy boy » en 1982, la chanson qui marquera le début de la Bananarama-mania… 

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Pendant presque une décennie, le trio féminin va être l’un des visages de la pop des années 80, en rencontrant le succès outre-Manche et en France avec aussi « Cruel summer » et « Venus »

Si London Records s’intéresse de près à la scène dance alors naissante, c’est surtout avec le trio soul/jazz Carmel qu’il va marquer les esprits, notamment en France.

Il parvient à placer son mélange de gospel, de soul et de ballades dans le Top 30 avec les singles « Bad day », « More more more », et « Sally ». Et l’on retrouvera la chanteuse du groupe, Carmel McCourt, en duo avec notre Johnny national sur l’inoubliable « J’oublierai ton nom »

Mais si les années 80 sont celles de la pop synthétique, c’est surtout la décennie de la conscience sociale et de l’émergence des droits des minorités sexuelles, en réaction au gouvernement conservateur de Margaret Thatcher. Défenseur des droits de ce que l’on ne nomme pas encore la communauté LGBTQ, Bronski Beat, mené par un Jimmy Somerville bouillonnant, débarque sur les ondes en 1984 avec « Smalltown boy ».

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Le phénomène Bronski Beat est aussi sociétal car personne n’avait exprimé jusque-là, avec autant d’acuité, le ressenti de la communauté homosexuelle. La voix de Somerville touchera plus largement le public avec des titres comme « Why » et, plus tard sous le nom de Communards, « You are my world », « Don’t leave me this way » ou encore « Never can say goodbye »…  

Un autre grand succès de London Records, « You don’t know me » d’Armand Van Helden en 1999.  

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Les années 90 seront également très prolifiques pour le label anglais puisqu’elles verront surgir des artistes comme le boys band East 17, le groupe féminin de hip-hop américain Salt-N-Pepa, ainsi que Lil’ Louis qui nous offrait un instantané de la scène house underground américaine avec son fameux « French kiss », sans parler des canadiennes All Saints qui ont vendu plus de 10 millions d’albums en l’espace de seulement cinq ans. 

Après presque deux décennies à marquer de son empreinte la musique britannique, London Records met son catalogue en sommeil à la fin des années 90, pour mieux renaître à nouveau, suite au rachat de son catalogue par Because Music en 2017.  

Cette maison de disques française a décidé de faire revivre le label anglais légendaire en rééditant une partie de son catalogue, à commencer par un des groupes phares des années 80, les Fine Young Cannibals avec à sa tête Roland Gift, qui en deux albums seulement, avaient rencontré un succès considérable. Souvenez-vous des titres pop/new wave comme « She drives me crazy », « Good thing » et encore « Johnny come home ».  

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Fine Young Cannibals : albums réédités : « Fine Young Cannibals » (1985) & « The raw and the cooked » (1989) (Because)  

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