Avec un artisan de la pop, un troubadour psychédélique, il chante et il joue de la batterie, il a dans la tête des mélodies qui ne le laissent pas en paix, son nom, Barbagallo !

Le musicien Julien Barbagallo et Tame Impala se produisent lors d'un concert bénéfice pour Celebrate Brooklyn! à Prospect Park Bandshell le 15 juin 2016 à New York.
Le musicien Julien Barbagallo et Tame Impala se produisent lors d'un concert bénéfice pour Celebrate Brooklyn! à Prospect Park Bandshell le 15 juin 2016 à New York. © Getty / Al Pereira / WireImage

Petit retour aux origines avec Ça tu me, on est en 2014, c'est extrait du premier album de Barbagallo, un musicien originaire d'Albi qui prend le large de la pop anglaise pour se reconnecter avec la langue française voire occitane, puisque que son premier disque s'intitulait Amor de Lonh, amour de loin dans la langue du sud.

Ses chansons respirent alors le grand air, les paysages préservés, une Occitanie imaginaire. Mais pas question pour autant de basculer dans le folklore régional !

Sa musique est peut-être locale mais résonne globale !

Car Barbagallo a vu du pays, il a fait sonner ses fûts de batterie dans le monde entier en tant que membre du groupe psyché pop australien Tame Impala. Une rencontre qui l'a emmené partout pour mieux revenir chez lui, à côté de Toulouse, dans un environnement propice à laisser vivre ses mélodies et ses doux délires.

Un ancrage et des voyages qui permettent à Barbagallo de participer comme Forever Pavot ou ses anciens complices d'Aquaserge, au renouveau du psychédélisme qui traverse la pop mondiale.

Grand Chien, comme cette position de yoga qui colle bien à la musique de Barbagallo, 

Une musique très souple, en équilibre avec cette voix douce, qui part un peu dans les aigus, un son de basse très rond, des guitares acoustiques et des paillettes électroniques.

Une musique pile à l'intersection entre la pop anglo saxonne la plus sophistiquée, celle des Beatles, des Flaming Lips, de Kevin Ayers et la chanson française la plus ouverte, celle de Polnareff, Souchon ou encore Nino Ferrer.

En 2018, Barbagallo avait d'ailleurs enregistré son troisième album Danse dans les ailleurs, dans la campagne du Lot-et-Garonne, dans une ferme médiévale fortifiée où l'auteur de Mirza  était venu trouver la paix  dans les années 70. 

En 2020, Barbagallo cherche lui aussi la paix, il vient de le chanter, et en guise d'apaisement, il vient de publier cinq nouveaux titres écrits dans son autre maison en Australie. 

Parce que oui, il tape toujours sur des bambous avec Tame Impala.

Ces titres, ils ont eux aussi une maison, elle s'appelle Tarabust , un mot croisé dans le livre de Pascal Quignard, La Haine de la musique.

Et qui donne à penser à Barbagallo, je le cite : 

En silence, des mélodies tournent dans ma tête, quelques minutes seulement ou bien des jours entiers. Si ce n’est pas un air, c’est un rythme que je joue en claquant mes dents et ma langue... Je ne connais pas leur provenance et j’ignore la plupart du temps leur destination car elles disparaissent, elles s’évaporent au contact de ma conscience scrutatrice. Sur les centaines d’airs qui font irruption dans ma vie, une infime partie finira par être partagée avec d’autres humains. Ces airs qui échapperont à l’oubli ce sont mes chansons »

De quoi méditer sur votre oreiller.

Julien Barbagallo :  "Ne me réveillez pas" extrait de "Tarabust", un EP de 5 titres sortis sur le site de La Souterraine

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