Andrew Bird est sans aucun doute un des plus grands mélodistes américains de sa génération... Et pourtant, il reste injustement méconnu du grand public.

Andrew Bird
Andrew Bird © Getty / Jim Bennett/WireImage

Ce magicien capable, avec sa musique, de vous transporter au-delà des montagnes, est né en 1973 à Chicago, dans l’Illinois, un État dans lequel il vit toujours, dans une ferme. Andrew Bird a démarré dans de petites formations folk qui n’hésitaient pas à transgresser le genre en y insufflant un vent de fraîcheur avec des sonorités pop et rock. Il se fait alors remarquer par ses talents de compositeur et par sa voix très mélodieuse. 

Son premier album solo, « Music Of Hair » paru en 1997, confirment ses capacités exceptionnelles d’écriture. A cette époque, la presse le compare à Jeff Buckley

L’arme fatale d’Andrew Bird n’est ni une guitare, ni un piano, mais le violon, parfois même un glockenspiel - cet instrument composé de lames de métal qui émet des vibrations à l'aide de baguettes - et occasionnellement son propre sifflement. Multi-instrumentiste, c’est un peintre atypique de mélodies et de textures sonores ancrées dans la musique patrimoniale américaine, qu’il embarque dans des ailleurs impressionnistes. 

Si l’on devait conseiller un seul album qui constitue le sommet du talent d’Andrew Bird, c’est bien « Weather Systems » (2003) qui contient des perles dont on ne se remet pas : « First Song », « Action / Aventure », « Sovay », « Weather Systems »…  

Si le folk et la country restent les premières inspirations d’Andrew Bird, sa musique se nourrit aussi de musique classique, de jazz, de rock et de musique de film. Sur certains albums, des pièces instrumentales font penser qu’il pourrait œuvrer pour le cinéma. 

En novembre dernier, Andrew Bird nous révélait « Bloodless », le premier titre très mélancolique de son nouvel album qui paraîtra vendredi 22 mars, sous le titre « My Finest Work Yet », qu’on peut traduire par : Mon plus beau travail jusqu’ici ... 

Jeudi 21 mars, la veille de la sortie de son album, Andrew Bird nous fera l’amitié d’interpréter, sur France Inter, trois titres extraits de « My Finest Work Yet », dans l’émission Very Good Trip de Michka Assayas, dont il sera l’invité principal. Il parlera bien entendu de ses nouvelles chansons enregistrées en Californie, mais également de lui-même et de ses goûts musicaux. 

Le nouveau single de l’album, « Sisyphus », est décrit par l’auteur comme : 

une chanson qui évoque l’addiction, de cette dépendance à notre propre souffrance. Quand on laisse la pierre rouler, il y a des conséquences morales 

Andrew Bird : « My Finest Work Yet » (Loma Vista) à paraître vendredi 22 mars. 

Il sera en concert à Paris, au Trianon, le 14 juin et au festival Minuit avant la nuit, à Amiens les 21-22 et 23 juin. 

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