Phénomène musical de 2017, nommé dans la catégorie "révélation scène" des Victoires de la musique, Eddy De Pretto proposera son premier album en mars 2018.

Eddy de Pretto
Eddy de Pretto © AFP / Joël Saget

" Fête de trop ", " Kid " ou " Beaulieue " sont les titres qui tout au long de l'année 2017 ont permis d'identifier la singularité flagrante du nouveau jeune prodige de la chanson française : Eddy De Pretto.

Dans le monde d'aujourd'hui où tout s'accélère, avec la toile qui gouverne : internet, le streaming, les vidéos disponibles tout de suite sur nos écrans, les réseaux sociaux... Tous ces outils font exploser les murs, les styles, les genres et les territoires. Et l’on assiste à cette situation on ne peut plus contrastée où l’uniformisation et la standardisation sollicitent à contrario la quête de la singularité, de l’identité et du courage.

C’est le cas avec Eddy De Pretto qui s’affirme aujourd’hui autant sur NRJ que sur France Inter, colportant son monde tranchant, interlope, réussissant même à faire de la question du genre, un non genre. 

Eddy de Pretto, c’est l’histoire d’une existence presque banale, une enfance plutôt heureuse. Originaire de Créteil, le garçon aura assez vite le désir chevillé au corps pour transformer son vécu en une danse exaltée. De la frustration adolescente va naître une réelle exigence artistique. Le théâtre, puis la musique. Et un corps pour faire parler un langage encore sauvage. Mais plus le temps passe, plus on découvre un jeune garçon moderne, qui à 27 ans ouvre son cœur et son paysage intérieur pour nous dire qui il est. 

Avec la volonté de ne rien dissimuler de ses zones d’ombres ou des forces contraires qui structurent un parcours. Cette dualité, structurante de la personnalité d’Eddy de Pretto lui fait écrire une chanson sur la vérité de nos mensonges : Un mensonge n'est souvent qu'un anachronisme, une anticipation de la vérité en retard... 

Ainsi parlait Robert Sabatier, qui illustre assez bien la nouvelle chanson d’Eddy de Pretto : " Random ". Random signifie hasard. Nom bien choisi pour cette génération « random » dont parlait le journaliste Jean-Yves Leloup pour éclairer les nouvelles pratiques de consommation de la musique aléatoire au gré des playlists.

Ici, c’est le cœur qui bat au rythme " shuffle " de la possibilité de tomber amoureux à chaque coin de rue, à chaque quartier de vie exploré. On ne peut se mentir à soi-même sans sa propre complicité : mensonge double pour croire peut être à la divine idylle ?

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