David Walters est un artiste de culture antillaise mais dont la musique ne se réduit pas à ses seules origines… Élevé en métropole, à Paris, il est né d’une mère martiniquaise et d’un père originaire de l’île anglophone Saint-Kitts-et-Nevis (d’où son patronyme).

David Walters - "Kryé Mwen" (Official Audio)
David Walters - "Kryé Mwen" (Official Audio) © Capture d'écran/Youtube/ Heavenly Sweetness

Ses premiers voyages sont d’abord les allers-retours Paris-Antilles pendant les vacances… mais on lui rappelle souvent qu’il vient de Paris et le petit garçon qu’il était comprend assez vite qu’il est et restera "un métro" malgré ses origines caribéennes. Il s’est d’ailleurs inventé un néologisme pour définir son statut particulier, celui de « négro-métropolitain ». 

Au terme de ces nombreux séjours outre-Manche, David Walters découvre dans les années 90 sa vocation artistique grâce aux sons nouveaux venus des labels avant-gardistes, spécialisés dans la fusion et le croisement décomplexés des genres hip-hop, trip-hop, musique du monde, électro, etc… 

Il sera DJ en ouvrant les concerts de David Bowie, puis intégrera le groupe Zimpala, un collectif électro-jazz bordelais qui va s'attirer la bienveillance des Négresses Vertes. C'est par leur intermédiaire qu'il fait la connaissance d’un autre groupe, marseillais celui-là, Dupain, avec lequel il vivra une expérience qui va décider de son destin. 

David Walters s’installe alors à Marseille pour entamer une carrière musicale qui lui donnera envie non seulement de retourner aux Antilles, mais aussi de visiter l'Afrique. 

Depuis la sortie de son premier album solo en 2006 (« Awa »), David Walters n’en finit pas d’explorer la musique créole avec des retours incessants à ses racines et aux couleurs caribéennes. Après avoir parcouru le monde pendant cinq ans pour l’émission de Canal Plus, « Les nouveaux explorateurs », il décide d’enregistrer ses nouvelles créations à New York. Un choix s’explique par une expérience qu’il a vécue sur place, un jour où il a donné un concert en pleine rue. L’accueil reçu l’a convaincu d’y faire briller son « Soleil Kréol » et surtout d’y imprégner sa musique de l’état d’esprit et de l’esthétique qui y régnaient dans les années 70 et 80. Cette ville, hyperactive par excellence, est aussi le point de convergence de toutes les cultures créoles qui y sont représentées. 

« Soleil kréyol » accueille quelques invités de marque, dont Ibrahim Maalouf, Seun Kuti, le cadet des fils de la légende de l'afrobeat Fela Kuti, sur « Bwé dlo », un titre qui bâtit un pont entre les Antilles et l’Afrique, si chères au cœur de David Walters; enfin, le violoncelliste Vincent Ségal intervient sur le titre-générique de l’album « Soleil kréyol »

David Walters : album « Soleil kréyol » (Heavenly sweetness / L’autre Distribution) à paraître le 31 janvier. 

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