Inconnu en France, le canadien Jon Bryant publie le troisième album de sa carrière, « Cult classic » (mais le premier en France) sur Nettwerk, un label fondé en 1984 et basé à Vancouver qui a déjà signé des artistes tels que Sarah McLachlan, Avril Lavigne, Coldplay et Dido.

L'auteur-compositeur-interprète Jon Bryant
L'auteur-compositeur-interprète Jon Bryant © Carly Dame

Le label Nettwerk s’est diversifié au fil des années dans des produits annexes comme le management d’artistes, les partitions, les livres, mais aussi dans les vêtements dont il est devenu un des plus gros fabricants au Canada. 

Cependant, le label s’est taillé une réputation un brin libertaire, surtout dans les années 2000, en fonctionnant à contre-courant des usages pratiqués par l’ensemble de la filière musicale du reste du monde qui, à l’époque, intentait de nombreux  procès aux internautes qui téléchargeaient impunément des musiques sur Internet. A ce moment-là, Nettwerk avait adopté une attitude plus conciliante (et peu commune) en proposant gratuitement des téléchargements sous la bannière de l’Alliance canadienne des créateurs de musique, dont beaucoup d’artistes étaient en contrat avec le label. 

Aujourd’hui, les tensions se sont apaisées avec l’arrivée des plateformes musicales, et Nettwerk continue de faire découvrir sur son site le travail de ses artistes, dont Jon Bryant

La musique de Jon Bryant est à classer dans la catégorie du folk mélodieux, auquel nous ont habitués un certain nombre de ses compatriotes, tels Leonard Cohen, Neil Young ou Alanis Morissette. Son univers sonore n’est pas sans rappeler aussi celui de Ry-X ou de Bon Iver. 

Si les mélodies de Jon Bryant font entendre une profonde mélancolie, on comprend mieux ce qu’elles incarnent lorsqu’on se penche sur l’histoire de ce garçon qui sort d’une expérience douloureuse. 

Il y a deux ans, Jon Bryant avait intégré une organisation appelée Nexium, codirigée par l’actrice américaine Allison Mack. Cet « organisme » se présentait comme une communauté proposant des événements du type séminaires de développement personnel et professionnel. 

En fait, Bryant est naïvement tombé dans les filets d’une secte qui organisait parallèlement, dans l’ombre, des trafics sexuels. La secte a fini par être démantelée par le FBI et ses gourous arrêtés. Jon Bryant ne s’est jamais remis d’avoir placé toute sa confiance dans ses responsables. 

Il est sorti meurtri de cette expérience mystique qui a bien sûr influencé toute la conception de son album « Cult Classic » dont il dit, à propos de son contenu, qu’il cherche à attirer notre attention sur les relations nocives qui peuvent s’immiscer dans nos vies et laisser de lourdes traces… 

On peut le croire ! 

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