L’exposition "Doisneau et la musique" à la Philharmonie de Paris, met en lumière l’œil du photographe face au monde du son.

Le photographe Robert Doisneau
Le photographe Robert Doisneau © Getty / Lily FRANEY/Gamma-Rapho

De son travail de photographe à la sauvette, comme disait Prévert, ou de celui de reporter pour un grand journal, la curiosité de Robert Doisneau est un plaisir qui se partage. 

Doisneau disait : 

Dans mon école idéale de photographie, il y aurait un professeur de bouquet et un professeur de musique. On ne formerait pas des virtuoses du violon, mais on expliquerait le rôle de la musique qui donne une lumière sur les civilisations passées, formation complémentaire très nécessaire.

Le jour où j’ai vu cette exposition, il y avait un vent inhabituel sur Paris. Les gens retenaient leurs vêtements et essayaient de garder leur enfant près d’eux comme s'ils allaient s’envoler. 

Je me suis dit qu’il y avait là un joli présage, une situation cocasse prête a être photographiée, surtout avant d’aller poser mes guibolles et mes mirettes à la Philharmonie...

Doisneau et la Musique, c’est un bout de notre passé, mais vu par un homme drôle, aux aguets, et qui savait naviguer entre portraits et reportages, ou proposer une déclinaison comique et parfois surréaliste, comme sa série de photos avec Maurice Baquet, un violoncelliste doublé d’un grand sportif (suite à un pari, Baquet avait descendu, à ski, les escaliers de Radio France). 

La Maison Ronde est aussi bien présente avec les portraits de nos inventeurs de génie comme Messiaen et Poulenc. Le commissariat de l'exposition est assuré par la petite-fille du photographe, Clémentine Deroudille, et la bande-son revisitée est l‘œuvre des Moriarty.  

France Inter partenaire de cette exposition qui dure jusqu’au 18 avril.

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