Baloji dont le surnom pourrait se traduire par "sorcier" a mis de la poudre de perlimpinpin dans ses compositions. .

Baloji à New York en 2014
Baloji à New York en 2014 © Getty / Jack Vartoogian/Getty Images

Enfant du Congo qui a grandi en Belgique, Baloji avec son album « 137 Avenue Kaniama » (Bella Union/PIAS) met un grand coup de pied dans la fourmilière de la sono mondiale.

Il arrive à faire coexister avec bonheur et tout en équilibre, un mix de musique africaine dont les références nous plonge dans les années 70 (alors en pleine évolution sonore) et un zeste de funk, de house, et de hip-hop. 

Comme pour chacun de ses disques solos, Baloji parle de son déracinement et de la terre qui l’a vu naître. Le titre de l’album « 137 Avenue Kaniama » est aussi la dernière adresse connue de sa mère : 

« La maison de ma mère se trouvait à l'origine avenue Kaniama, dans le quartier Katuba de Lubumbashi. Quand j'ai essayé de la rencontrer après 25 ans, je n'ai pas pu trouver son numéro de maison. La rue devenait de plus en plus petite, jusqu'à ce qu'elle ne puisse même pas être atteinte en voiture, alors nous pensions que c'était impasse. Mais ensuite je suis sorti et j'ai commencé à marcher, et à la fin, je l'ai trouvée "...

Ce disque parle de ces rendez-vous manqués, d’un pays si loin si proche, mais vu de l’autre côté de la mer avec les souvenirs d’enfances en suspens.

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