Et c’est ce vendredi que sortira "Dear Life". Une sortie relayée par son label en ces mots ; "Third Man records est fier d'annoncer le nouvel album, le premier en près de sept ans, de Brendan Benson".

Le chanteur, musicien et compositeur Brendan Benson sur scène le 20 septembre 2014 à Nashville, Tennessee.
Le chanteur, musicien et compositeur Brendan Benson sur scène le 20 septembre 2014 à Nashville, Tennessee. © AFP / RICK DIAMOND / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Third Man Records, label labo d’un dénommé Jack White, camarade de jeu de Benson, co-auteur et musicien du projet The Raconteurs. 

Et si Third Man records est si fier d’annoncer cet album, c’est que, d’une part,  le parcours de Benson, qu’on ne saurait réduire à sa carrière dans The Raconteurs, n’est pas un long fleuve tranquille et que, d’autre part,  chaque album de ce génial multi instrumentiste, basse, guitare, batterie, faites votre choix, mérite sa couronne de lauriers tressée. 

C’est en 1996 que Brendan Benson son premier album, One Mississipi, les critiques sont dithyrambiques et le public pas du tout au rendez-vous, un faux départ qui lui vaut de se retrouver sans maison de disque, et affligé d’une grosse dépression qui le laisse sec de toute inspiration pendant près de six ans. 

Heureusement pour lui, et pour nous, il sort en 2002 un deuxième album, Lapalco, qui cette fois trouve son chemin dans le cœur des critiques et du public.

Au point que ce titre de l’album Good to me se trouve repris sur la face B su single Seven Nation Army  des White Stripes, tiens tiens…

Benson part alors en tournée, joue dans de gros festivals, comme celui de Reading, de Leeds et c’est d’ailleurs lors de ce dernier qu’il est rejoint sur scène par une certaine Meg White, décidément.

Il profite de ce succès pour rééditer son tout premier album, enrichi de quelques inédits et publie aussi un EP, Métairie, sur lequel il reprend  le : Let Me Roll It de Mc Cartney, avec le renfort d’un choriste de luxe, saurez vous le reconnaître ?

Jack White, mais dites-moi ça fait beaucoup non ?

Benson poursuit sa carrière semi solo en publie en 2005 l’album The Alternative to love qui contient son pesant de pépite, dont ce titre, magistralement interprété en live sur le plateau anglais de Jools Holland.

What I’m looking for où Benson affirme : 

Eh bien je ne sais pas ce que je cherche, mais je sais que je veux chercher un peu plus »

Ce qu’il fera la même année en se lançant dans le projet The Raconteurs dont la genèse est racontée ainsi par Jack White : 

un jour Brendan est venu me voir en m’a dit : j’ai cette chanson qui a besoin de paroles. Je l'ai écoutée et c'était la musique de Steady, As She Goes. J'ai donc écrit les paroles et nous l'avons enregistrée, même si c'était un peu plus reggae à ce moment-là. Nous avons vraiment adoré et nous avons continué à jouer ce morceau, alors s’est dit: peut-être qu’il est temps de faire ce groupe dont on arrête pas de parler». Cette chanson a vraiment été l'élément déclencheur.

Deux albums des Raconteurs et trois solos plus tard, revoilà donc enfin Brendan Benson avec cet album Dear Life, annoncé en février dernier par le single Good to be alive .

Et pour deuxième single, Benson a choisi un hymne à la vie de famille, ou presque, une chanson intitulée Richest Man dont il dit  : 

jamais je n’aurais pensé écrire sur la vie domestique, quand j’ai écrit ce texte je me suis dit que je l’ajusterai et le changerai en quelque chose de moins littéral, moins « père de famille » mais en fait, j’ai décide que j’aimais ce texte pour ces deux raisons »

On ne peut définitivement pas lui donner tort…

Brendan Benson - "Dear Life" - (label : Third Man records)

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