En tous les cas, c'est le nom de son premier album : "The Lost Boy". YBN Cordae, retenez bien son nom, car il pourrait bien être une des futures stars du rap américain.

Le jeune rappeur YBN Cordae le 13 septembre 2019 à Atlanta, en Géorgie.
Le jeune rappeur YBN Cordae le 13 septembre 2019 à Atlanta, en Géorgie. © AFP / PARAS GRIFFIN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA pour Revolt

Contrairement à beaucoup de jeunes rappeurs qui connaissent un succès rapide, parfois même fulgurant grâce à un ou quelques singles, YBN Cordae pose de toute évidence des bases plus que solides avec "The Lost Boy", un premier album riche et prometteur.

Originaire de la côte est des Etats-Unis, Cordae a bougé de ville en ville, depuis la Caroline du sud jusqu’au Maryland. Il a vécu dix ans dans un trailer park, ces regroupements de mobil-home dans lesquels vivent les catégories de la population les plus démunies, avant de partir avec sa mère s’installer à côté de Washington. 

Au début de son adolescence, son beau-père lui fait écouter la grande noblesse des rappeurs américains des années quatre-vingt-dix,  des artistes tels que Rakim, Big L, Jay Z ou Nas. Le jeune Cordae se passionne immédiatement pour cette musique, il en écoute énormément et en étudie l’histoire. 

Lorsqu’il rejoint le collectif YBN (Young Boss Niggas) en 2018, Cordae a déjà sorti trois mixtape sous le nom de Entendre, et une immense culture du Rap, ainsi qu’un talent d’écriture évident. 

C’est un jeune rappeur brillant, autant par sa technique que son style et sa musicalité. Il est d’ailleurs rapidement « validé » par des artistes aussi variés que Dr. Dre, Quincy Jones (que l'on entend sur l’album) ou Orelsan qui l’a invité sur son titre « Tout ce que je sais ».

La musique du YBN Cordae est à mi-chemin entre le rap classique, old school, et celui de la nouvelle génération. Il parvient avec une facilité déconcertante à tirer le meilleur du rap à l’ancienne et de ses formes d’expression les plus modernes. 

« The Lost Boy » est un album d’une grande richesse, dans lequel les sonorités vont de la trap au jazz en passant par la soul. Mais c’est aussi et surtout un album très cohérent, pensé et réalisé comme un album qui s’écoute dans la longueur, et non pas une succession de singles. 

La liste des invités est elle aussi largement à la hauteur, puisque sont présents : Pusha T, Meek Mill, Ty Dolla Sign ou encore Anderson. Paak sur l’excellent « RPN », produit par J. Cole.

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