L’exposition Electro à la Philarmonie de Paris retrace l’histoire et l’évolution des musiques électroniques. Elle raconte le rôle des différents acteurs (lieux, artistes, labels) qui ont écrit cette histoire et ont permis à ces musiques de se réinventer, sans cesse.

Kraftwerk à la fondation Louis Vuitton à Paris, le 6 novembre 2014.
Kraftwerk à la fondation Louis Vuitton à Paris, le 6 novembre 2014. © Getty / David Wolff - Patrick

C'est le DJ/producteur Laurent Garnier qui a mis en musique cette exposition. Il a conçu 11 playlists thématiques (127 titres au total) qui explorent les styles, les époques et les multiples univers de l’electro.

Lorsque le visiteur entre dans cette exposition, il comprend immédiatement que l’émergence des musiques électroniques est partie du rapport entre l’homme et les machines. 

Un mini synthétiseur studio 54 de 1968 dans l'exposition "Electro, de Kraftwerk à Daft Punk".
Un mini synthétiseur studio 54 de 1968 dans l'exposition "Electro, de Kraftwerk à Daft Punk". © AFP / FRANCOIS GUILLOT

Les outils qui ont servis aux pionniers, puis aux différentes générations de producteurs de musiques électroniques, sont exposés dans cette première salle : synthétiseur analogiques, séquenceurs, boites à rythme, samplers / échantillonneurs et autres drôles d’engins conçus par notre cher GRM.

On découvre ensuite en progressant dans l’exposition les lieux et villes incontournables de l’histoire de ces musiques. Detroit bien-sûr, qui est la source de la musique techno avec ses parrains (Juan Atkins, Mad Mike, Carl Craig, Jeff Mills, Derrick May) et son label légendaire, Underground Resistance

Mais aussi Chicago, où la house music a émergé au milieu des années 80, puis Manchester, son club mythique, l’Hacienda, et tout ce qui se rapporte au Summer Of Love britannique, cette année 1987 lors de laquelle, la jeunesse anglaise a littéralement plongé dans les musiques électroniques. 

Après un détour par Berlin, la french touch est évidemment mise à l’honneur, des Daft Punk à Motorbass, du label F Communications à Solid, jusqu’aux raves party à la française.

Mais si une autre ville a eu un rôle fondamental dans l’histoire et l’évolution de l’electro, c’est bien New York, un des lieux de naissance de la culture du clubbing. 

C’est avec la musique disco que s’est développé à New York ce culte du dancefloor, des clubs, de la nuit. L’âge d’or de la disco, de la musique garage, puis de la house à la new-yorkaise, festive, mélodique, vocale, a permis de poser certaines bases de la culture electro (le rôle prépondérant du DJ, une musique de producteur, les remixes…). 

Le titre que j’ai choisi pour illustrer cette période d’effervescence est un classique sorti en en 1983 sur le label Salsoul, un titre entre disco et soul, dansant évidemment, signé par un trio féminin de Philadelphie, le groupe First Choice.

Exposition “Electro – De Kraftwerk à Daft Punk” à la Philarmonie de Paris, jusqu’au 11 août, en partenariat avec France Inter.

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