Une exclusivité mondiale, l'événement dans la play-liste d'Inter. Grâce à Didier Varrod nous découvrons le tout nouveau single de Woodkid, extrait d’un album dont la sortie n’est pas encore programmée.

Woodkid
Woodkid © Anthea Costes

Woodkid, à l’état-civil Johann Lemoine, est un artiste que Didier Varrod connait bien puisqu’il le suit depuis ses tout débuts en 2011. Il y a déjà presque 10 ans.

On n’a pas fait mieux depuis 10 ans,  rien de tel que cette intro musicale de la chanson Iron de Woodkid pour annoncer en toute majesté l’arrivée d’un nouveau titre de celui qui aura marqué la décennie par la puissance évocatrice de son univers. 

Woodkid, est passé maître dans l’art de la pop qui sollicite un imaginaire cinématographique. Et pour celles et ceux qui auraient oublié les épisodes précédents, Woodkid c’était ça :  un marqueur précis et poétique de notre époque. 

Une bande son qui racontait avec précision, la psyché d’une période, une B.O qui expliquerait par le lyrisme ce qu’était cette génération qui espérait sortir vainqueur des douleurs de la mutation adolescente.

Le cœur vibrant d’un monde percussif  ouvrait alors la cavalcade dans un monde de grands espaces. Le romantisme déchirant, d’une épopée initiatique d’un jeune homme qui passait de l’état de bois à l’état de marbre, comme une vision métaphorique de la transformation humaine. Sept ans plus tard, Woodkid a les deux pieds lourdement ancrés dans l’écorce terrestre. 

Le bois, puis le marbre qui donnaient la couleur organique de sa condition humaine laissent la place à un environnement où cette fois c’est le métal, le cuivre, l’acier qui entrent au contact de son inspiration laissant derrière lui ses contes et légendes de jeune homme. 

Et lorsque l'on est Woodkid, le compositeur qui s’exprime  a toujours à cœur de poser dès les premières mesures un climat qui vous envoûte, l’espace est toujours là, vaste mais occupé cette fois par la ville, les machines, et les excentricités architecturales qui témoignent de la volonté vaine de l’homme de soumettre, et domestiquer la nature.

Cet effet de contre basson tonitruant, traduit une fois de plus chez Woodkid sa volonté d’exprimer la force en musique. « Goliath » c’est le titre de ce nouveau single.  C’est la force du père symbolique, censé perdre contre David même si tout n’est pas aussi simple que cela. C’est aussi une façon de déployer une sexualité plus assumée, certes tourmentée mais qui au-delà du principe du plaisir, raconte le destin des pulsions.

Le dérèglement amoureux, comme effet miroir du dérèglement terrestre. Woodkid a définitivement choisi son camp. Celui d’être en résonnance avec le monde d’aujourd’hui et d’en être le témoin.  Du coup lorsqu’on écoute la chanson avec les images qui l’accompagnent, ce qui est la meilleure façon de faire pour Woodkid, on se retrouve étrangement immergé dans un monde qui ressemble à ce que nous vivons en ce moment. Il est question de toxicité, de ces monstres que l’on a aussi beaucoup fréquenté dans des thrillers  de sciences fictions. De ces bêtes de feu et de lave que l’homme a fait germer avec l’instinct du prédateur. Avec ce nouveau disque, Woodkid regarde les forces terrestres qui se réveillent et se démontent. Et sa sexualité avec.  Dans le clip, l’homme en proie à la sidération, n’a peut-être plus que sa chair pour survivre. Et Woodkid le chante d’une voix de feu, toujours aussi bouleversante 

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