À l’honneur aujourd’hui, une rockeuse envoûtante qui nous annonce avec son premier album solo qu’aimer, c’est vivre “to love is to live”.

Portrait de Jehnny Beth, comédienne et musicienne, à Paris le 28 janvier 2020.
Portrait de Jehnny Beth, comédienne et musicienne, à Paris le 28 janvier 2020. © AFP / ALAIN JOCARD

Nom de scène : Jehnny Beth. Activités : multiples puisque la jeune femme, même si effectivement To Love is to Live est son premier solo, a déjà à son actif un remarquable passif.

Quoique française, formée à l’art dramatique (sans doute le secret de son charisme débordant) et au piano jazz, c’est en version londonienne, rock et en duo sous le nom de John and Jehn qu’elle se fait musicalement remarquer. 

Musicalement, puisque Jehnny Beth, alors encore Camille Berthomier a déjà imprimé la pellicule ciné devant la caméra de Jean-Paul Civeyrac pour À travers la forêt.

Définitivement Jehnny, c’est en quatuor et version post punk que notre héroïne poursuit son chemin, bien accompagnée de trois walkyries, elles forment Savages, les biens-nommées.

Un premier album précédé d’une profession de foi publiée sur facebook 

L’intention de Savages est de créer un son, indestructible, musicalement solide, écrit pour la scène, conçu avec assez de nuances pour procurer diverses émotions. Savages c’est une voix, une affirmation de soi pour nous aider à expérimenter différemment nos amies nos maris nos boulots nos vies érotiques et la place que la musique occupe dans nos vies”. 

Fin de citation et manifeste respecté pour les deux albums du groupe, Silence Yourself et Adore life, sorti en 2013 et 2016, tous deux nommés au prestigieux Mercury Prize (récompense annuelle qui consacre le meilleur album britannique).

On retrouve ensuite Jehnny Beth en BO, pour le film XY Chelsea, en binôme avec Johnny Hostile, son compagnon des débuts et de toujours, puis au cinéma, dans Un amour impossible de Catherine Corsini d’après Christine Angot, qui lui vaudra une nomination aux César, en duo avec Julian Casablancas, quand elle ne présente pas une émission de radio, ou encore en collaboratrice de choix avec Gorillaz.

C’est la disparition de David Bowie, considérée comme je cite “la figure musicale paternelle”, qui la pousse à écouter sa voix intérieure.

De retour en France, et toujours épaulée par son producteur et muse Johnny Hostile, à qui viennent s’ajouter Atticus Ross (éminent membre de Nine Inch Nails) et  Flood (collaborateur entre autres de New Order et NIck Cave),  Jehnny Beth livre un sensationnel premier album solo, “To love is to live”.

Solo mais bien accompagnée de Romy Madley Croft de The XX, Joe Talbot des Idles, Cillian Murphy comédien de Peaky Blinders (Jehnny signe l’un des titres qui figure dans la dernière saison).

Un album d’affranchie, des codes et des interdits, à l’instar de ce titre qui nous annonce que mes frères et mes sœurs, nous pêcherons ensemble, We Will Sin Together.

Jehnny Beth - "To love is to live". Label : Caroline Record

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