A l’occasion du quarantième anniversaire de la disparition de Nino Rota, les orchestres de Radio France se sont mobilisés deux jours durant, pour célébrer la mémoire du compositeur et chef d’orchestre italien disparu le 10 avril 1979.

Le compositeur et chef d'orchestre Nino Rota, au piano vers 1972.
Le compositeur et chef d'orchestre Nino Rota, au piano vers 1972. © Getty / Keystone / Hulton Archive

Un hommage qui s’inscrit dans la série « A Radio France, la musique fait son cinéma » où la maison de la radio met le cinéma à l’honneur depuis septembre 2018 jusqu’au mois de juin prochain. Les orchestres jouent et revisitent quelques-unes des plus belles pages écrites pour le septième art en exhumant quelques chefs-d’œuvre oubliés, en collaboration et avec la complicité du réalisateur Bertrand Tavernier

Les 23 et 24 février dernier, le répertoire de Nino Rota fut célébré à travers plusieurs événements, des concerts donnés à l’auditorium et au studio 104 de Radio France. Le public a pu entendre, par exemple, « Amarcord » de Federico Fellini (1973), une des plus célèbres compositions de Nino Rota… 

Si Nino Rota est connu pour avoir écrit quelque 170 bandes sonores pour le cinéma durant sa carrière, il est également l’auteur de quatre symphonies, onze opéras, neuf concertos et d’une musique de chambre. 

Mais le septième art reste toutefois l’essentiel de son répertoire et plus particulièrement celui de Fellini. D’ailleurs, ce dernier disait de Nino Rota :  

Ce ne fut pas un choix. Ce fut vraiment une véritable convergence de deux tempéraments, de deux êtres qui devaient cohabiter avec l'expression d'un film, rendu plus vital, plus évocateur par la musique

La toute première collaboration Nino Rota/Federico Fellini date de 1952 avec la bande originale du film « Le Cheikh blanc »… 

Parmi les autres longs métrages de Fellini mis en musique par Nino Rota, citons « Casanova », « I Vitelloni », « Huit et demi », « Satyricon », « Les nuits de Cabiria » ou encore « Les clowns », « Juliette des esprits », etc… 

Curieusement, si l’on en croit une confidence de Michel Legrand publiée dans son autobiographie, Nino Rota ne s’intéressait pas du tout au cinéma. Il lui avait même déclaré un jour :  en dehors de mes films, je n’en ai pas vu un seul ! 

Fellini lui-même déplorait le manque d’intérêt de son compositeur fétiche quand il disait : Chaque fois que Nino assiste à une projection de travail, il s’endort ! 

Un drôle de paradoxe pour ce compositeur que le cinéma ne motivait pas et qui lui a pourtant permis d’écrire de parfaits chefs-d’œuvre ! 

Nino Rota n’a pas composé que pour Fellini. Il a également partitionné les films de Luigi Comencici, Henri Verneuil, Terence Young, Luchino Visconti, Franco Zeffirelli, ou encore Francis Ford Coppola dont le thème du « Parrain » reçut l’Oscar de la meilleure musique de l’année 1972… 

Dimanche 3 mars à 21h00 sur France Inter, les auditeurs pourront entendre le concert de jazz enregistré au studio 104 sous la direction de Daniel Yvinec. Il nous propose une balade dans l’univers de Nino Rota, à travers le point de vue de nombreux artistes comme Piers Faccini, Erik Truffaz, Thomas de Porquery, Steve Arguelles et Irène Jacob. 

L’émission sera présentée par Laurent Delmas.

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