Son premier album « (4:30) Idler » est sorti le 1er juin dernier chez Pias.

Le délicieux groove hypnotique de Jamie Isaac
Le délicieux groove hypnotique de Jamie Isaac © Getty / Tetra Images

Jamie Isaac est originaire de la banlieue sud-est de Londres qui est également le berceau d’amis qui ont pour noms Archy Marshall (plus connu sous le nom de King Krule), ainsi que Rejjie Snow, des noms qui sont familiers aux oreilles des auditeurs de France Inter, et déjà présents sur sa première mixtape « Loose Grip », sorti début 2016. 

Le jeune rouquin est repéré grâce à Soundcloud, cette plateforme sur Internet qui est devenue le passage obligé pour tout jeune artiste qui veut faire entendre sa musique. Ses premières productions paraissent sous forme de EPs 4-titres en 2013 et en 2014, qui laissaient entendre des sonorités entre jazz minimaliste et post-rock. . On retrouve ces titres sur son premier album « Couch Baby », paru en juillet de la même année, dont est extrait « Pigeon », son morceau préféré de l’album

Grâce à ce premier album qu’il dépeint lui-même comme « troublant, cinématique et minimaliste », le jeune rouquin est vite érigé au rang de jeune prodige de l’électro-pop outre-Manche. Si Jamie Isaac est bien de son temps, il n’en demeure pas moins sensible à l’héritage laissé par ses aînés comme l’atteste « Couch Baby », où il est allé puiser assez loin ses influences, entre le r’n’b, le jazz, la soul et l’électronique. Isaac cite volontiers comme références, aussi bien l’âge d’or du jazz des années 50/60, que Marvin Gaye, Chet Baker, les Beach Boys, Dave Brubeck et même Frédéric Chopin… 

Producteur et compositeur, il sait créer des mélodies parfaites sur fond de groove hypnotique en apportant un soin particulier au son de ses disques, en réaction à celui de certains artistes du sud de Londres auxquels il reproche de ne pas savoir capturer le son de ce quartier qui possède, selon lui, une certaine atmosphère, une impression, une douceur qui va avec ce lieu. 

C’est précisément ce son qu’il veut reproduire sur ses disques, comme en atteste le titre « Wings » extrait de son dernier album étrangement intitulé « (4:30) Idler »

Entre autres facettes de la musique de Jamie Isaac, il faut aussi ajouter la bossa nova du titre sublime « Maybe » dont il dit qu’il se « verrait bien se réveiller sous le soleil de Californie plutôt que dans le sud de Londres où la pluie m’affecte inévitablement ». C’est une des onze chansons qui figurent sur « (4:30) Idler » où l’on retrouve sa délicieuse mélancolie laconique.

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