Éric et Quentin, surtout Quentin, vont vous raconter l’histoire d’un quadragénaire, non pas Michel Drucker mais du Rap, oui, car il a 40 ans.

Les pionners du rap, The Sugarhill Gang, vers 1979.
Les pionners du rap, The Sugarhill Gang, vers 1979. © Getty / Michael Ochs Archives

Quentin : tout à fait, pourtant décrié, attaqué, victime de polémiques en tous genres, non seulement le rap continue de grandir, mais il grandit bien, au point de devenir la musique la plus écoutée en France. 

Éric : c'est vrai que les rappeurs écrasent tout sur leur passage, des streams sur les plateformes aux ventes physiques, n'en déplaise aux réacs qui estiment comme toujours que la musique et le rap « c'était mieux avant »

Q : mais à ton avis, comment tout ça a commencé ? 

E : aucune idée. 

Q : c'est le principe de cette chronique, je vais t'expliquer. Le premier morceau de rap qui a cartonné mondialement est né de la musique disco/funk. 

E : ah oui genre Claude François…

Q : disons qu’il s’en est très très très largement inspiré. Le disco/funk par exemple c’est ça : 

E : Chic le groupe du célèbre guitariste Nile Rodgers.

Q : oui. Nous sommes fin des 70’s, et la légende raconte que Sylvia Robinson, productrice new-yorkaise de disco, fonde un label intitulé Sugar Hill Records, du nom d'un quartier de Harlem et cherche de nouveaux sons. 

E : ok, c'est très joli tout ça, on est 1979, mais pour l'instant je ne vois pas ce qui explique le début du rap. 

Q : attends ! J'y arrive. Un soir, elle entre dans une pizzeria où travaille Big Bank Hank. Celui-ci dirige un groupe de Hip-Hop local, les Cold Crush Brothers, je sais pas si tu as déjà entendu un de leur son, mais ça donne ça. 

Q : Big Bank Hank est en train de rapper dans sa pizzeria en écoutant du son. 

E : normal, je fais pareil en écoutant du Patricia Kaas. 

Q : sauf qu’en l'écoutant, Sylvia Robinson a le déclic. Elle sent que quelque chose est en train de se passer en musique et qu'après l'époque du disco une nouvelle ère va arriver. 

E : oui, on peut dire qu'elle a le nez creux. Enfin l'oreille surtout. 

Q : Sylvia Robinson propose alors à Big Bank Hank de faire un disque et de s'associer avec Wonder Mike et Master Gee pour fonder le crew qui désormais mythique, SugarHill Gang. 

E : comme ça ? C'est aussi simple. 

Q : non mais bien sûr qu'il y a eu des rendez-vous et des discussions, ça s'est pas fait en une soirée ! 

E : et c'est comme ça qu'est né SugarHill Gang ? 

Q : oui, un crew que certains considèrent comme le premier groupe de hip-hop, en tout cas celui qui deviendra le plus populaire et qui va cartonner au point de donner au rap ses lettres de noblesse partout dans le monde avec ce titre, Rapper's Delight qui fait partie des 500 plus grandes chansons de tous les temps selon le magazine Rolling Stones. 

E : il paraît que le budget de cette chanson était de 750 dollars ? 

Q : oui ça fait aussi parti de la légende, mais tout ça on le raconte dans les 40 ans d'histoire du Rap français et francophone, notre série d’été à partir de ce samedi à 21 heures sur France Inter

E : t'es fort en promo. 

Q : la meilleure promo c'est d'écouter du bon son, tu es prêt ? 

E : je n'attendais que ça ! On écoute Sugar Hill Gang avec Rapper's Delight

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