Abel Chéret est auteur, compositeur et interprète. Il fait tout lui-même et ça lui réussit plutôt bien : il trousse de superbes mélodies aux rythmes tropicaux, ses textes sont subtilement écrits, il possède une bonne voix et il chante juste. Bref, un vrai talent comme on les aime à France Inter !

Abel Chéret avec "Amour Ultra Chelou"
Abel Chéret avec "Amour Ultra Chelou" © Marie-Pierre Durand

Abel Chéret est un jeune trentenaire originaire des Sables-d’Olonne où il a passé toute son enfance, bercé par les disques que lui faisait écouter un père mélomane, du répertoire de Bob Dylan à celui de Jacques Higelin en passant par Dick Annegarn ou encore Alain Souchon. 

Il a débuté dans la musique comme la plupart des musiciens, en intégrant, adolescent, un groupe de rock au lycée, pour lequel il écrivait des textes pour, de fil en aiguille, en devenir le chanteur. Mais très vite, il quitte le groupe car, comme il le confesse aujourd’hui, s’il adore écouter du rock, il n’a pas vraiment la voix pour en chanter. Il finit donc par trouver sa voie dans un exercice plus proche d’un Boris Vian - dont il aime l’univers - que celui d’Indochine. 

Il y a une dizaine d’années, il décide de s’installer à Paris et, dans ce nouvel environnement, se met à écrire des chansons plus intimistes teintées d’un humour tranchant comme dans le titre « L’amour Saignant », extrait de son deuxième et dernier EP intitulé « Amour Ultra Chelou »

Abel Chéret s’inscrit dans la mouvance de la pop française actuelle, celle de Voyou, d’Eddy de Pretto et d’Angèle, où s’entremêlent l’écriture urbaine et la variété classique d’antan. D’ailleurs, celui qu’il nomme sa « grosse influence » n’est jamais très loin : Serge Gainsbourg. Sa nonchalance dans la voix n’est pas sans rappeler Alain Souchon et Sébastien Tellier. 

Le titre de son EP « Amour Ultra Chelou » résume assez bien ce qu’on y entend : cinq histoires d’amour bien chelou, pour la plupart d’entre elles, qu’il a composées sur son ordinateur. Pour les produire, Abel Chéret s’est adjoint les services de deux autres talents : l’arrangeur Pierre-Alain Grégoire, un artiste qui a fait parler de lui sous le nom d’Agape, ainsi qu’à Étienne Caylou, responsable du son des albums d’Eddy de Pretto et de Clara Luciani. 

Un voyage à Cuba a fortement influencé la musique d’Abel Chéret, fruit d’un métissage obtenu entre les musiques traditionnelles d’Amérique du Sud et centrale, l’électronique et la chanson. Une pop tropicale présente notamment dans le titre : « Calor Humedo »… 

Le talent d’Abel Chéret ne laisse pas indifférents d'autres artistes, telle Vanessa Paradis, qui l’a sollicité pour ouvrir une partie de sa tournée, dont les concerts de l’Olympia en juin dernier. 

Pour l’heure, Abel Chéret est en Vendée en plein travail d’écriture sur les chansons qui constitueront son premier album. 

Durant l’été, « Western Eros » , une chanson ultra-coquine, a enchanté nos émissions...

Abel Chéret : EP « Amour Ultra Chelou » (Active Records) 

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