Il y a des moments où les disques viennent à vous comme par enchantement, ce fut le cas en plein confinement pour « Iimini », le troisième album du sud-africain Bongeziwe Mabandla.

Portrait de l'artiste musical Bongeziwe Mabandla.
Portrait de l'artiste musical Bongeziwe Mabandla. © Justice Mukheli

L’Afrique du Sud, est l’endroit où il faut laisser traîner ses oreilles. 

Bongeziwe Mabandla, n’est pas un enfant du ghetto, il a grandi dans un milieu rural ou la tradition du chanteur itinérant guitare à la main, le style « maskandi » n’a pas encore disparu des radars. Bongeziwé pratique cet afro/folk avec une voix qui bouscule les nuages. 

Comme le veut la tradition, il raconte des histoires du quotidien.

Pour « Iimini », il consacre douze titres une passion amoureuse, de la rencontre à la séparation, des âmes sœur qui semble-t-il ratent la marche qui mène au bonheur.  

Il incarne ce récit en modulant son chant, en propulsant des émotions dans une langue : le xhosa qui claque et qui sait aussi se faire douce en même temps. 

Ce disque a été produit par Tiago Correia-Paulo (ancien membre de Tumi and the Volume), il intègre de petites touches de sons électroniques, qui viennent enrichir la grammaire musicale de Bongeziwe Mabandla. A noter le chanteur américain Son little pose sa voix sur « Ukwahlukana » un des titres de l’album.

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