James Blake vient de sortir son quatrième album, « Assume Form » (Polydor UK). Un disque qui, comme les précédents, suscitait beaucoup d’attentes et d’interrogations. Un album qui, comme les précédents, va mettre tout le monde d’accord.

James Blake, auteur, compositeur, producteur et chanteur de musique électronique, en concert au Golden Gate Park le 12 août 2018 à San Francisco
James Blake, auteur, compositeur, producteur et chanteur de musique électronique, en concert au Golden Gate Park le 12 août 2018 à San Francisco © Getty / Tim Mosenfelder

James Blake est décidément très doué. Avec ses deux premiers albums, « James Blake » en 2010, puis « Retrograde » en 2013, il a impressionné le monde de la musique avec des disques inventifs, avant-gardistes et en même temps très accessibles.

Aux côtés d’une poignée de jeunes artistes britanniques (Mount Kimbie, Jamie XX, SBTRKT, Kode 9, Airhead), James Blake a contribué à l’émergence d’un nouveau courant musical, le post-dubstep. Pour résumer, c’est un genre qui détourne les éléments musicaux de la bass music anglaise (les lignes de basse et programmations rythmiques du dub, de la jungle / drum & bass et du UK garage) pour les réinjecter dans un format plus calme, beaucoup moins dansant, fait d’expérimentations et d’inattendus.

Dans ses chansons, James Blake confronte ces éléments électroniques à son écriture et à ses chansons. 

Le résultat est une musique minimale, élégante, profonde, une musique qui joue beaucoup sur les contrastes. 

Le jeu de piano de James Blake apporte à certaines compositions une chaleur organique, et sa voix, légère, aérienne, est assez unique. Il joue avec, la modifie, la transforme. Tout au long de ses albums, James Blake parvient à concilier d’une façon étonnante la douceur et la puissance.

On retrouve tous ce savoir-faire sur ce nouvel album, mais il y a quelque chose de plus, car James Blake a convié sur plusieurs titres différents invités. Après avoir collaboré ces deux dernières années avec des figures du rap et du r&b, tels que Beyonce, Jay Z, Frank Ocean et Kendrick Lamar, il a invité sur cet album des acteurs importants des musiques urbaines américaines : Travis Scott, Metro Boomin et André 3000 (du groupe Outkast). On retrouve aussi l’excellent Moses Sumney, auteur / compositeur / chanteur californien, responsable du très bel album « Aromanticism » sorti en 2017. Le résultat de toutes ces collaborations est absolument convaincant et à la hauteur de ce que nous pouvions en attendre.

Le titre que nous avons choisi de jouer dans la playlist de France Inter est un morceau sur lequel James Blake chante avec Rosalia, star montante de la musique espagnole, qui avec son deuxième album « El Mal Querer » a sorti un des disques qui a marqué l’année 2018.

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