Le dispositif des « Inouïs » du Printemps de Bourges met en lumière 34 très jeunes artistes, souvent encore sans réelles expériences, parfois sans label, ni buzz (outil indispensable aujourd’hui pour se faire connaitre) et en général en cours de constitution d’entourage professionnel.

Au Printemps de Bourges, édition 2018
Au Printemps de Bourges, édition 2018 © AFP / Guillaume Souvant

Ces dernières années, les Inouïs du Printemps de Bourges ont contribué à faire naître quelques beaux destins, en étant leur accélérateur de notoriété. C’était le cas pour le collectif Fauve en 2013. 

C’était Christine & The Queens en 2012 qui avait séduit le jury des professionnels, et qui 6 ans plus tard annonce une tournée mondiale qui débutera le 27 octobre à Los Angeles, en passant par New York, Londres le 20 novembre, et à l’Accor Arena de Bercy à Paris le 18 décembre prochain.

Et enfin, l’année dernière c’est Eddy De Pretto qui remportait le prix des Inouïs du Printemps de Bourges. Son succès fulgurant illustre  à lui tout seul la nouvelle dimension de ce dispositif.

Pour le jury, présidé cette année par Dan Levy (The DO), le défi est là. Contraint de s’adapter à l’accélération des processus de notoriété, soumis aussi à la difficulté de la pluralité des styles et obligé ne pas céder à l’unique tentation qui consisterait à croire que seul le hip hop ait une raison d’être dans ce pays. Alors, sur les 3500 prétendants inscrits, les 34 élus de cette édition se présentent chaque jour sous une bannière esthétique.

En ce vendredi 27 avril, c’est la chanson qui est représentée au Printemps de Bourges avec le groupe Terrenoire

Terre noire c’est le charbon de l’histoire de Saint Etienne, dont le nom vient aussi du quartier stéphanois dans lequel les deux frères qui composent le groupe ont grandi. Ce nom pourrait faire aussi penser à un eldorado en Amazonie, ces terres noires très fécondes travaillés par les indiens, dont on ne comprend toujours pas le processus extraordinaire de fertilité. Ces interrogations correspondent ma foi très bien au groupe Terrenoire, qui évoque aussi dans l’une de ses chansons l’idée d’un paradis noir. C’est une musique envoûtante, aux harmonies rondes qui serpentent dans une forme de lyrisme toujours tenu. Et croyez moi, on va très vite en reparler sur France Inter !

Retrouvez les artistes du Printemps de Bourges 2018  ce soir sur France Inter, dans l'émission Foule Sentimentale.

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