Sorti le jour de la fête de la musique, le premier album éponyme des Black Pumas se devait d’être à la hauteur. Pari tenu ! Le sextet texan emmené par son charismatique chanteur Eric Burton nous livre un premier album parfaitement réussi.

Les Black Pumas sortent les griffes.
Les Black Pumas sortent les griffes. © Getty / David Wolff - Patrick/Redferns

Les Black Pumas sont nés de la bienheureuse rencontre à Austin (Texas) entre le chanteur californien Eric Burton  et le producteur/guitariste Adrian Quesada, connu notamment pour avoir travaillé avec Prince. L’alchimie est instantanée, et très vite les deux garçons recrutent des musiciens du coin, pour monter leur groupe : les Black Pumas sont nés, et ils ne sont pas là pour rigoler…

Dès ce premier titre « Black Moon Rising », on se retrouve en territoire connu. Une soul des plus vintage. Une soul chaleureuse, sensuelle, énergique. Une soul soyeuse, joyeuse, qui rappelle les grandes heures de la Tamla Motown. Une soul aux arrangements travaillés d’une main d’orfèvre, qui servent d’écrin à la voix incroyable d’Eric Burton qui nous rappelle Sam Cooke, Al Green ou Curtis Mayfield… 

Charismatique et incandescent, Eric Burton c’est la voix d’or des Black Pumas, et le reste du groupe assure grave aussi ! Le résultat c’est cette musique sans âge, intemporelle, mais pourtant si proche de nous, ça nous titille et c’est bon !

« Fire », un autre des titres qui a révélé Les Black Pumas avant que sorte leur premier album... On est ici dans un registre un peu plus bluesy, un peu plus rock, avec ses cuivres, et surtout  son riff de guitare, terrible, le tout pour évoquer une passion brûlante et dévorante.

C’est fort de cet unique single de deux titres, que les Black Pumas ont su créer une attente qui s'est muée en impatience et en excitation, jusqu’à ce que sorte leur premier album : vendredi dernier (21 juin) on pouvait enfin découvrir le travail du sextet néosoul le plus prometteur de l’année.

« Black Pumas » est un album de 10 titres, groovy, rythmés, parfois mélancoliques. La production est impeccable, les arrangements aux petits oignons. Musicalement, si l’album revendique ses racines soul, il se teinte aussi de rock et de blues sur fond de hip hop, pour un résultat référencé, réjouissant et moderne.

Et pour sa playlist d’été, France Inter a choisi pour vous ce titre fort en émotion.

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