Avec "Mélancolie heureuse" son premier album qui sort ce 27 octobre (Columbia) Tim Dup va redonner du souffle à la chanson française kidnappée en ces temps compliqués par le rap.

Tim Dup
Tim Dup © AFP / XAVIER LEOTY /

Avec quatorze chansons qui dessinent le portait d'un artiste en jeune homme, Tim Dup se révèle observateur de la banalité du quotidien, un marchand de réalité qui fait de l’habituel un rêve éveillé. Un scruteur de la normalité qui la permute en instants atypiques. Faire de nos petites histoires de la grande histoire. 

Il faut écouter Tim Dup pour comprendre les tourments et les espoirs de sa génération. Une génération nourrie au hip-hop, à l’électro comme à la chanson française sans hiérarchie. Tim Dup parle d’amour (beaucoup) de paradoxes (tout le temps), d’oxymores (passionnément) et d’espoirs (heureusement parfois) et de ce désir chevillé au corps de trouver le chemin propre de sa libération. En chantant pour cette jeunesse née du spectre de l’empêchement, de l’impossibilité. L’écriture est ciselée, précise, jamais précieuse. De la langue de la rue à la métaphore. Le chant à vif est sans filtre même lorsque (rarement) il use de l’auto-tune pour se faire l’écho de son ultra moderne solitude. 

Tim Dup parle et chante, et c’est un cri de l’intérieur qui parfois voudrait passer au-dessus du cynisme des hommes. Un " ramasseur de souvenirs " cultivant parfois son spleen baudelairien et rêvant de l’alléger. Ou de se contraindre à affronter l’insoutenable condition d’une jeune fille dérangée dans une projection qui évite de plonger soi-même dans les excès d’un mirage nommé show business. 

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