51 ans après la parution de son premier album solo, Paul McCartney nous revient avec “Egypt Station”, le 17ème volume post-Beatles qui est allé directement s’installer à la première place du Billboard, le sacro-saint hit-parade américain.

Sir Paul McCartney sur scène, pendant sa tournée "One on One" à l'Hollywood Casino Amphitheatre de Tinley Park (Illinois, juin 017)
Sir Paul McCartney sur scène, pendant sa tournée "One on One" à l'Hollywood Casino Amphitheatre de Tinley Park (Illinois, juin 017) © AFP / Kamil Krzaczynski

« Station Égypte » fait référence à un tableau éponyme peint par Paul McCartney lui-même :

Un voyage kaléidoscopique à travers une myriade de territoires musicaux

Et le musicien d'ajouter sur son site internet : 

C’est comme si la musique émanait d’un endroit que j’avais rêvé. J’adore le nom “Egypt Station”, ça me rappelle les albums que nous faisions dans le temps

Cet album a été enregistré entre Los Angeles, Londres et le Sussex et produit en grande partie par Greg Kurstin, un producteur américain qui a déjà travaillé avec Adele, Beck, Foo Fighters, Kylie Minogue, Beyoncé, Santigold…

À 76 ans, Macca, comme le surnomment ses fans, ne connait pas la panne d’inspiration. Sa vitalité se manifeste sans relâche dans l’inventivité et la variété des styles, de la ballade au rock le plus enlevé. Les seize titres qui constituent l’album parlent principalement d’amour sous tous ses aspects. 

Mais les préoccupations écologiques du militant de la première heure qu’a toujours été McCartney sont toujours là, à travers deux chanson-slogan, « People Want Peace » et surtout « Despite Repeated Warnings », une composition de 7 minutes qui évoque le réchauffement climatique et les tergiversations des puissants de ce monde, à commencer par un certain « capitaine » où l’on croit bien reconnaître (même s’il n’est pas nommé), un certain Donald Trump. 

Egypt Station n’est pas un chef-d’œuvre comme le furent par le passé Ram, Band On The Run ou même Tug Of War, mais il reste un très bon album de McCartney, sans aucun doute bien meilleur que son précédent New. Il prouve avec ce disque qu’il peut encore se renouveler avec le talent et la simplicité qui ont toujours fait sa réputation. Un demi-siècle après ses débuts, il possède encore l'imagination, le don de pouvoir créer de nouvelles chansons

Toujours entouré par le même groupe depuis quinze ans, il joue avec un naturel déconcertant l'homme-orchestre passant d'un instrument à l'autre, piano, guitare sèche, harmonica, harpe, bruitages, claquements, batterie et bongos. 

En réaction à un journaliste de la BBC qui lui demandait récemment s’il avait l’intention un jour de prendre sa retraite, il lui a répondu :

Prendre ma retraite de quoi ? 

► Paul McCartney, album Egypt Station, chez Capitol. 

► Paul McCartney sera en concert le 28 novembre prochain à Paris La Défense Arena !

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