U.S. Girls, projet musical de l’artiste aux multiples facettes Meg Remy, annonce la sortie de son nouvel album « Heavy Light » le 6 mars prochain (4AD).

Pochette du nouvel album d' U.S. Girls "Heavy Light" le 6 mars prochain (4AD).
Pochette du nouvel album d' U.S. Girls "Heavy Light" le 6 mars prochain (4AD). © #USGirls #4AD #4ADRecords/Jeff Bierk.

Derrière U.S. Girls, nom de groupe au pluriel, se cache, ou plutôt ne se cache pas du tout, une artiste bien singulière : Meghan Remy. La musicienne américano-canadienne est la seule vraie constante de ce projet musical à géométrie variable, qui a vu le jour il y a un peu plus d’une dizaine d’années.

Musicienne, productrice et réalisatrice, Meg Remy grandit dans l’Illinois, élevée par sa seule maman. Elle fait des études d’art graphique dans l’Oregon avant de se consacrer à la musique. Elle joue dans différents groupes à Chicago et Portland et  crée en 2007 : US Girls, projet musical avec lequel elle décline une pop expérimentale, un peu bricolo, très lo-fi.

En 2010, Meg Remy épouse le musicien canadien Max Turnbull et quitte Chicago pour s’installer à Toronto, où elle est toujours basée aujourd’hui. 

En 2015, elle signe avec le label 4AD et publie le 5ème album de U.S.Girls « Half Free » qui sera très très bien accueilli par la critique. 

Si la pop de Meg Remy est toujours assez expérimentale, elle a désormais beaucoup plus d’ampleur, et se teinte de différentes couleurs : disco, dub, rock, ou r’n’b. Une pop transgenre et protéiforme qui réunirait Madonna, les Ronettes et Blondie. 

Avec US Girls, Meg Remy se fait aussi la voix des femmes, de toutes les femmes, et s’insurge contre l’oppression de nos sociétés patriarcales. 

En 2018 sort l’album « In a Poem Unlimited », une nouvelle fois encensé par la critique.

Le titre _« Mad as Hell »  (_qu’on pourrait traduire par “folle de rage”) résume bien la tonalité de l’album dont il est extrait. Un album à travers lequel Meg Remy laisse éclater sa colère : contre le système, contre la violence faite aux femmes, contre la guerre, les politiques... Une révolte poétique et fantasmée, qui ne manque pas d’humour, et qui est toujours portée par cette pop fluide, bien qu’exigeante et référencée. Une pop qui continue de faire le grand écart entre musique populaire et musique expérimentale.

Nous voici aujourd’hui, en ce mois de janvier pas très gai, pourtant l’année 2020 commence bien, puisque Meg Remy annonce le retour de US Girls avec « Heavy Light » son 7ème album, qui a été enregistré en live avec 20 musiciens au célèbre studio Hotel 2 Tango à Montréal. 

« Overtime » est le premier extrait de l’album  « Heavy Light » de U.S. Girls qui sortira le 06 mars chez 4AD.

Ce titre est accompagné d’un clip réalisé par Meg Remy elle-même, et met en scène la danseuse Andrea Nann de la Dreamwalker Dance Company.

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