"Haitianola", le deuxième album du collectif Lakou Mizik, est le fruit de la rencontre entre ce groupe de musiciens haïtiens et la ville de la Nouvelle-Orléans.

Lakou Mizik en concert au Festival du jazz et du patrimoine de la Nouvelle-Orléans - Jour 7, le 6 mai 2018 à La Nouvelle-Orléans, en Louisiane.
Lakou Mizik en concert au Festival du jazz et du patrimoine de la Nouvelle-Orléans - Jour 7, le 6 mai 2018 à La Nouvelle-Orléans, en Louisiane. © Getty / Josh Brasted / WireImage

Haïti, comme beaucoup d’autres îles des caraïbes est un endroit où la musique a beaucoup d’importance. Tout comme à Cuba, en Jamaïque, ou dans les Antilles Françaises, la culture musicale y est très fortement ancrée. Le collectif Lakou Mizik s’appuie sur cet héritage culturel et produit une musique positive qui mélange les différents styles qui cohabitent sur l’île.

Le groupe vient de sortir son deuxième album, "Haitianola", disque qui est le résultat de la rencontre entre Lakou Mizik et la Nouvelle-Orléans.

En 2017, le groupe a été invité à jouer au Festival Jazz & Heritage à la Nouvelle-Orléans. Lors de ce voyage, les musiciens ont immédiatement ressenti une connexion très forte avec la ville. La population, les musiques, la nourriture, l’architecture de la ville, tout ce qu’ils ont vécu pendant ces quelques jours a mis en lumière les liens historiques et humains qui existent depuis le 19ème siècle entre Haïti et la Nouvelle-Orléans.

L’année suivante, en 2018, le groupe est à nouveau invité par l’équipe du Festival pour y jouer évidemment, mais aussi pour y enregistrer un album, l’idée étant que participent à ce disque différents musiciens et artistes de la ville.

Deux membres du groupe Arcade Fire, Régine Chassagne (elle-même d’origine Haïtienne) et Win Butler, ont mis à disposition de Lakou Mizik le studio d’enregistrement qu’ils ont ouvert à La Nouvelle-Orléans. Se sont joints à l’aventure des musiciens tels que le pianiste Jon Cleary, Cyrille Neville, Trombone Shorty, le groupe Lost Bayou Ramblers ou encore Leyla McCalla, qui s’était largement inspirié du folklore haïtiens pour son deuxième album sorti en 2016 ("A Day For The Hunter, A Day For The Prey").

C’est elle que l’on retrouve invitée sur un des titres forts de l’album, "Ransanbleman", qui est un hommage au konbit, forme traditionnelle d’organisation du travail en Haïti, qui repose sur l’entre-aide, le partage et le vivre-ensemble.

L’album "HaitiaNola" du groupe Lakou Mizik vient de sortir sur le label Cumbancha.

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