Au commencement, Cocoon a tout de suite apporté élégance et fragilité à une musique folk qui pouvait faire croire que Clermont Ferrand, leur ville d’origine, était l'endroit idéal pour cette musique de terroir.

Le chanteur Mark Daumail , du groupe Cocoon, le 24 août 2016.
Le chanteur Mark Daumail , du groupe Cocoon, le 24 août 2016. © Maxppp / LP/Aurélie Ladet/PHOTOPQR/LE PARISIEN

Pour celles et ceux qui auraient raté leur histoire, Cocoon au début, c’était entre-autre ceci...

Depuis ce premier succès en 2007, il s’en est passé des choses. Cocoon aujourd’hui c’est Mark Daumail, seul aux commandes d’un projet qui n’a plus cessé de prendre de l’épaisseur. En 2016 son album « Welcome Home », opus dédié à la famille et aux mélancolies de ses liens, m’avait totalement bouleversé par son intensité et sa forme. 

Trois ans plus tard, il revient avec un nouveau disque dont les premiers extraits sont annonciateurs une fois encore d’un très grand disque de mélodies, habillé par des arrangements soyeux. En prélude d’un album qui s’intitulera « Wood Fire », on a découvert il y a quelques jours la chanson « Spark » (l’étincelle). 

Pour Daumail, c’est celle de l’amour qui peut renaître de ses cendres. Pour nos oreilles, c’est celle du plaisir de son immédiateté mélodique. Avec quelque chose du climat intemporel des grands albums classiques de Cat Stevens, période « Teaser And The Firecat ». Avec la voix tremblée de Mark Daumail, qui délesté de l’écriture de ses propres textes, semble se libérer totalement…

Cette libération artistique se double d’un savoir-faire mélodique qui s’est affirmé encore un peu plus sûrement au contact des artistes pour lequel il a travaillé récemment.  Notamment Baptiste W. Hamon pour lequel il a co-composé cette grande chanson « Je brûle » que France Inter diffuse régulièrement.

Mark Daumail a cette fois décidé de réaliser artistiquement lui-même son album. Sûrement pour rester en intimité avec ses nouvelles chansons. Pour être aussi au cœur de cette thématique de l’amour renaissant, après avoir subi une déflagration intime dans son couple. 

En effet, Mark Daumail avait confié lors de la sortie de son précédent disque, le drame familial qu’il avait vécu. Celui de son enfant hospitalisé à la naissance avec des problèmes cardiaques et heureusement sauvé. S’en était suivi une période exutoire où les chansons en appelaient à cet impérieux sentiment d’instinct de vie. Après « la guerre est déclarée », il fallait donc se reconstruire et c’est de ce projet de réédification amoureuse et émotionnelle que les chansons sont nées. Ce qui fait dire à Mark Daumail dans la biographie qui accompagne son nouveau disque : « 

Cet album est une déclaration d’amour. « Welcome Home » était un album pour mon fils. « Wood Fire » est un album pour ma femme. 

Et pour l’occasion la voix si douce et si sensible de Mark se mélange à celle très aérienne de la chanteuse Clou, pour exprimer que les bonheurs dont nous avons perdu l’espérance, sont ceux qui nous émeuvent le plus.

Avec Cocoon, Clou chante avec grâce la magie du recommencement.  Elle est la lumière de cette chanson. Le feu intérieur qui semble consumer d’ailleurs toutes les chansons de ce nouvel album.

Enregistré entre Tel Aviv, la Norvège, Los Angeles et la Toscane, Cocoon a trouvé depuis déjà quelques temps son ancrage à Bordeaux. Il y possède son studio et y passe des heures comme en prière, à traquer l’inspiration et les bonnes vibrations. Vibration, c’est aussi ce que l’on sent à l’écoute de ce nouveau titre puisque l’amour est la vibration de l’âme.

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