La Cour d'Assises d'Aix en Provence a livré le week-end dernier son verdict dans un dossier où figurait le premier repenti "à la française". Les audiences à huit clos ont révélé des failles sur le statut même de ces repentis qui risquent de plomber les futurs procès.

Les audiences à huit clos ont été d'abord émaillées durant plus de trois jours par des incidents d'audience.  Alors qu'il aura fallu près de dix ans pour avoir les décrets sur le statut du repenti à la française, plus de treize ans pour aboutir à ce procès à Aix en Provence, et encore grâce à un amendement déposé à l'automne dernier lors du vote de la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (article 706-63-2 du Code de procédure pénale), on est loin des procès anti mafia qui se tiennent depuis de longues années en Italie ou aux Etats-Unis. 

Les avocats de la défense ont tenté à plusieurs reprises d'obtenir le renvoi ou l'annulation du procès. Ils ont attaqué sur la forme et sur le fond car il y a encore des imprécisions dans les différents textes de loi et des contradictions "kafkaïennes" comme le reconnait Laurent-Franck Liénard, l'avocat du premier repenti à la française : 

L'administration judiciaire n'est pas totalement prête , rodée pour juger les affaires où il y a des repentis, il y a des ajustements à faire sur le plan  réglementaire et légal.  

L'avocat parisien lance donc un appel pour réviser rapidement les textes actuels si l'on veut voir à nouveau des procès avec des repentis en France...

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