Au départ c'était un petit article du journal Ouest France, contesté et condamné hier après-midi, mais qui avait tourné au règlement de compte spectaculaire entre certains des principaux acteurs du dossier des otages d'Arlit libérés en deux temps il y a 6 ans.

Un face à face d'une tension impressionnante :

D’un côté un ex agent du service action de la DGSE Jean-Marc Gadoullet et l'ancien patron de la sureté de Vinci, de l’autre Jean-Cyril Spinetta, ex président du conseil de surveillance d'Areva, ex patron d'Air France et l'ancien directeur Afrique de la compagnie.

Jean-Marc Gadoullet avait négocié la libération des premiers otages d'Arlit avant de se faire débrancher par l’Elysée et les deux entreprises concernées Areva et Vinci. Il s'était fait mystérieusement tiré dessus à un barrage au Mali lors de l'un de ses séjours. Il avait pris deux balles dont une dans l'épaule. 

Ouest France avait affirmé que l'ex espion accusait Jean-Cyril Spinetta et son ancien monsieur Afrique à Air France d'être derrière cette embuscade  et d'avoir voulu le court-circuiter pour faire libérer eux même les otages. 

Jean-Marc Gadoullet avait démenti avoir tenu de tels propos et il n' a pas été condamné hier. On avait compris à ce moment-là que ce serait compliqué pour notre confrère de Ouest France (condamné hier à 9000 euros d’amende au total) . Mais on retiendra surtout l'affrontement entre ces hommes qui ont cherché dès le départ en 201O/2011 mais chacun de leur côté à faire libérer les otages d'Arlit

Un affrontement Emmanuel qui est allé très loin. Bien au-delà de la diffamation.

Chaque camp s'était lancé à la figure  à peu près les mêmes accusations en série, accusations de  barbouzeries pour le fric. Jean-Cyril Spinetta est sorti de ses gonds, affirmant que ça ne lui était jamais arrivé en public de toute sa carrière.

A l'issu de ce bras de fer, l'ex agent de la DGSE avait quand même rappelé qu'il attendait toujours qu'une enquête sérieuse soit mené pour savoir qui était derrière l'embuscade au Mali qui avait failli lui couter la vie.

Ce procès en diffamation avec le délibéré d’hier n'était  peut-être  qu'un prélude à d'autres affrontement dans le prétoire car il y a en fait trois dossiers toujours à l'instruction liés aux otages d'Arlit au pôle antiterroriste  et à Nanterre.

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