L'une des enquêtrice de la police criminelle du département vient de demander sa mutation, épuisée.

Pour le magistrat de Bobigny, c'est une perte lourde. C'etait la chef de l'un des trois groupes d'enquête criminelle du département de Seine-Saint-Denis, un groupe qu'elle avait rejoint il y a trois ans. Et depuis, elle et son groupe de cinq enquêteurs ont traité une trentaine d'assassinats, tous résolus. La plupart en flagrant délit, avant même qu'un juge d'instruction ne soit nommé pour prolonger les investigations.

C'est à dire donc des meurtres élucidés en quelques jours ou quelques semaines, des règlements de comptes de cité, des prédateurs, des assassinats liés à des tragédies conjugales.

C'est bien ce qui a impressionné les magistrats du parquet qui supervisaient les enquêtes d'une policière extrêmement discrète, une femme de l'ombre qui travaillait et vivait en Seine-Saint-Denis. Quatorze années passées dans l'un des départements où le taux de crime ou de tentative d'assassinat est l'un des plus élevé du pays, et jamais une menace de représailles.

Sa mutation, elle y pensait déjà, comme de nombreux collègues, épuisés. Son patron commissaire a tenté de s'y opposer, en sachant qu'il y aurait comme un problème pour la remplacer. Et cela n'a pas raté : aucune candidature pour l'instant d'un officier expérimenté pour un département sensible.

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