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Un procès hors normes, avec 120 parties civiles, à la fois des rescapés et des proches des 29 personnes disparues dans les inondations à la Faute-sur-mer en février 2010. En marge des audiences, des psychologues assistent non seulement les victimes, mais aussi les magistrats.

Commune de la Faute-sur-mer après la tempête Xynthia
Commune de la Faute-sur-mer après la tempête Xynthia © Max PPP / Max PPP

Les victimes aussi bien sûr sont suivies par des psychologues. On y est désormais habitués lors de ce type de procès. Aux Sables d’Olonne, elles sont deux à recevoir les parties civiles, dans une salle loin des regards.

Une aide nécessaire pour passer l’épreuve du procès ; le rappel des faits qui ravive le souvenir du drame, la peur de s’effondrer. Voilà pour l’urgence. Mais est-ce suffisant ?

J’ai posé la question à Anne-Lise Diet, psychologue, psychanalyste, elle est aussi administratrice de l’AVIF, l’association qui regroupe la plupart des parties civiles. Elle est assise à leurs côtés, avec un regard à la fois professionnel et amical. Ce qu’elle dit est assez inquiétant : aucun, pratiquement, ne bénéficie d’un vrai suivi psychologique :

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Le cinq sept 2013 - SON DLOP 1 Anne-lise diet

Alors évidemment, ce n’est pas le rôle de la justice, qui est là pour déterminer les responsabilités. Mais ce moment très fort du témoignage à la barre, pour Anne-Lise Diet,  cela peut être une première étape pour aller mieux :

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Le cinq sept 2013 - SON 2 DLP Anne lise diet

Le procès de la tempête Xynthia se poursuit jusqu’au 17 octobre.

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