Un rapport qui veut renforcer encore l'arsenal législatif contre le terrorisme. Il émane du député du parti Les Républicains Guillaume Larrivé et propose un régime judiciaire dérogatoire pour les personnes condamnées dans des affaires liées à l'islam radical.

quelque 90 détenus sont suivis pour risque de radicalisation islamiste
quelque 90 détenus sont suivis pour risque de radicalisation islamiste © reuters

« La France est en guerre contre le terrorisme » a décrété le Premier ministre. Cette phrase prononcée une première fois par Manuel Valls quelques jours seulement après les attentats de janvier dernier, a fait son chemin dans la tête de Guillaume Larrivé. Les récentes lois initiées par le gouvernement - il y a un an dans la lutte contre le terrorisme et plus récemment avec le texte sur le renseignement - restent insuffisantes pour le député LR de l'Yonne. Il tire la sonnette d'alarme : le nombre d'affaires en la matière est plus de 7 fois supérieur sur les six premiers mois de cette année à celui observé a la même période en 2014.

Mais là où le bât blesse, aux yeux du parlementaire, c'est le dispositif judiciaire appliqué aux personnes condamnées et écrouées pour des faits de terrorisme. Comme les autres détenus, elles peuvent bénéficier de remise de peine et de libération conditionnelle. Impensable pourGuillaume Larrivé :

Et le député de l'opposition n'entend pas s'arrêter là. Guillaume Larrivé demande également à la ministre de la Justice, Christiane Taubira, de modifier la prise en charge des détenus les plus radicalisés et ne plus seulement les isoler dans un quartier dédié de l'établissement pénitentiaire, mais carrément les isoler des uns des autres pour couper tout échange.

Sébastien Pietrasanta, député PS des Hauts-de-Seine, rapporteur du projet de loi anti terrorisme, hésite entre lever les yeux au ciel et sourire à l'écoute des propositions de son collègue. Il en profite pour lui faire un petit rappel historique et juridique :

Un point pourra sans nul doute accorder tout le monde : il faut augmenter les effectifs des personnels pénitentiaires. C'est justement ce que sont venus demander hier les syndicats à la ministre de la Justice : 1.200 à 1.300 postes seraient actuellement vacants.

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