Dans le Prétoire s'intéresse ce matin au long parcours administratif des victimes des attentats du 13 novembre.Car même si le gouvernement a rapidement mis en place des structures destinées à gérer leur prise en charge, l'ampleur de la tâche entraîne souvent des difficultés dans l'accomplissement de toutes les démarches.

Les hommages aux victimes des attenats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint Denis n'en finissent plus.
Les hommages aux victimes des attenats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint Denis n'en finissent plus. © MaxPPP/ PHOTOPQR/LE PARISIEN ;Matthieu de Martignac

Outre le parcours médical que certains ont franchi et dans lequel d'autres sont toujours plongés, les victimes et les familles ont très vite pu prendre appui sur la cellule interministérielle d'urgence mise en place.

Mais ensuite, certaines ont été ballotées de structures en structures, pour gérer des prises en charge bien différentes : il faut saisir le fonds de garantie ou l'office des anciens combattants, remplir les dossiers d'assurances, obtenir la prise en charge intégrale des frais de santé, déposer plainte, avoir accès à un avocat, obtenir une aide psychologique, etc.

A Paris, il y a, au tribunal, le bureau d'aide aux victimes qui s'occupe de tout cela. Claire Commenchal , qui y représente l'association APCARS, prend en charge depuis deux semaines des personnes particulièrement démunies devant l'ampleur des démarches à fournir et surtout devant la violence de l'évènement qu'elles ont vécu :

Avec ce petit recul de deux semaines, peut-on parler de bilan « positif » de cette prise en charge des victimes ?

Oui et non. Certes, des moyens considérables ont été déployés en urgence, des fonds ont été immédiatement débloqués, mais parfois dans une certaine désorganisation, a constatéClaire Commenchal :

Et si vous avez été victime ou témoin des attentats et que vous souhaitez, même deux semaines après, bénéficier d'une prise en charge dans quelque domaine que ce soit, n'hésitez pas à contacter le 0800 40 60 05.

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