Station de métro à Lille
Station de métro à Lille © CC MPD01605

Il y a quelques jours on a appris que le parquet de Lille abandonnait l'enquête pour non-assistance à personne en danger après l'agression d'une jeune femme dans le métro lillois il y a quatre mois.

Une affaire qui avait défrayé la chronique car au moment des faits, il y avait des dizaines de passagers dans la rame, mais personne n'avait bougé.

Cécile, la jeune femme, a expliqué aux policiers que malgré ses appels à l'aide, personne n'a tenté de venir à son aide. Et c'est ce qui a poussé le procureur de Lille à ouvrir une enquête. Malheureusement, ni la vidéosurveillance ni les données fournies par les bornes d'accès qui sont stockées pendant 72h maximum, n'ont pu aider les fonctionnaires à retrouver qui que ce soit. La principale difficulté vient d'abord du lieu, un lieu public, comme en témoigne Grégory Vuillermet du syndicat de police Synergie Officier. Il a travaillé pendant quatre ans à la Brigade Réseau Ferré d'Ile-de-France.

L'autre facteur, pour Grégory Vuillermet, c'est bien sûr l'humain et la peur, paralysante face à un agresseur, même si les passagers sont nombreux :

Si l'enquête de Lille avait abouti, les passagers soupçonnés de non-assistance à personne en danger auraient-ils tous été jugés, voire condamnés?

Ce délit, passible de 5 ans de prison et de 75.000 euros d'amende, n'est pas évident à établir comme l'explique Maître Nathalie Roze, avocate pénaliste à Paris :

En 2012 ,123 personnes ont été condamnées pour ce délit, selon la chancellerie, dont 26 à des peines de prison ferme.

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