L'année sera marquée par l'examen des premiers dossiers du terrorisme islamique devant la cour d'assises spéciale de Paris.

Cette cour d'assises composée de neuf magistrats professionnels examinera pendant trois mois, à partir du mois d'avril, le dossier de la filière "Cannes-Torcy". Dans le box, il y aura une vingtaine d'accusés, ils comparaitront pour avoir fait exploser une grenade dans une épicerie juive de sarcelles en 2012 et pour d'autres projets d'attentats contre des sites militaires notamment. Les enquêteurs ont retrouvé de grandes quantités d'explosifs, d'armes et de munitions. Les accusés étaient en lien avec le groupe Etat Islamique, certains avaient fait des séjours en Syrie.

A l'automne, c'est l'affaire Merah qui arrive devant ces mêmes assises spéciales. Si Mohamed Merah a été tué à la fin de son périple meurtrier à Toulouse et Montauban en mars 2012, c'est son grand frère Abdelkadher qui comparaitra pour complicité. Les juges ont estimé qu'ils avaient été en contact rapprochés au moment des attaques armées de Mohamed Merah, notamment au moment du vol du scooter.

De très vieux dossiers judiciaires seront également enfin examinés en 2017, toujours devant les assises spéciales de Paris. Carlos est de nouveau jugé en mars. Ilich Ramirez Sanchez devra répondre de l'attentat contre le drugstore Publicis du boulevard Saint Germain qui avait fait 2 morts et 24 blessés le 15 septembre 1974. Il y a plus de 42 ans. 42 ans d'enquête acharnée des juges d'instruction qui sont partis de témoignages de repentis pour établir des recoupements avec d'autres attentats qui ont déjà valu à Carlos deux condamnations à la réclusion à perpétuité. Le terroriste vénézuélien nie avoir lancé cette grenade dans un des centres commerciaux les plus populaires de Paris à l'époque. En fin d'instruction, il a tout de même lâché aux juges que cet attentat visait Publicis et que la personne qui l'a commis ne voulait certainement pas atteindre les pauvres gens qui étaient présents.

Autre vieux dossier jugé au printemps, à Metz, les meurtres de Cyril et Alexandre commis en septembre 1986. Une affaire qui a conduit à la plus grosse erreur judiciaire du pays avec la condamnation de Patrick Dils qui a fait plus de 15 ans de détention pour rien. Cette fois, c'est le routard du crime Francis Heaulme qui répondra de ce double meurtre. Francis Heaulme, déjà condamné pour 9 crimes, avec, si on les mettait bout à bout à bout, 125 années de réclusion criminelle et deux perpétuités prononcées à son encontre. Pour les enquêteurs, le double crime de Montigny-les-Metz porte la signature de Francis Heaulme mais pour la défense, c'est juste un coupable idéal qu'aucune preuve n'accable, il faut dire que tous les scellés de l'affaire ont été détruits.

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