Capture d'écran du site Epris de justice
Capture d'écran du site Epris de justice © Radio France

Dans le prétoire vous propose ce matin de rencontrer des vrais amoureux de la chronique judiciaire. Une petite troupe de jeunes journalistes qui a créé le blog Epris de justice. En parallèle de leurs activités de pigistes ou encore d'étudiants pour certains, ils usent les bancs des palais de justice de région parisienne, rendent compte pour qui veut des audiences auxquelles ils assistent et sont peut-être en train d'inventer le renouveau de la chronique judiciaire. Ils sont tout juste trentenaires ou pas encore tout à fait, ils sont journalistes ou dessinateurs. Ils sont surtout tous bénévoles et ils s'apprêtent à fêter la première année d'existence de leur bébé. C'était en novembre 2014, premier cri d'Epris de justice, leur blog entièrement consacré à la chronique judiciaire. Parmi les fondateurs, il y a , qui a également joué les programmateurs, rapidement rejoints par d'autres via le réseau social Twitter ou les rencontres fortuites.

Félix Roudaut, cofondateur du blog :

On aimait le domaine de la justice. On trouvait que le palais de justice était un endroit où tous les jours on pourrait sortir des papiers assez facilement.

Et pour certains, le monde judiciaire, les codes du procès pénal sont alors une découverte, comme pour , jeune étudiante en histoire de l'Art et dessinatrice d'audience pour Epris de justice :

Je connaissais très peu le milieu, j'étais très impressionnée au départ. On ne sait pas combien de temps les gens vont rester à la barre, des fois, on a juste deux minutes.

Une proposition qui plaît

Des retours positifs du monde judiciaire : 200 visites sur le blog, les petits jours. 3000 lorsqu'il est question d'affaires plus médiatiques. Mais les chroniqueurs d'Epris de justice y tiennent : ils ne couvrent pas QUE les grands procès. Bien au contraire. Alors on slalome entre l'histoire de Lazare, roumain qui ne veut pas être assimilé aux Roms et se prend pour le Zorro du quartier, celle de René, 71 ans, qui clame haut et fort qu"il ne voit pas pourquoi il prendrait un avocat puisqu'il n'est pas coupable ou celle de Kamel, gardien d'immeuble et chauffeur Uber à ses heures perdues qui comparaît pour agression sexuelle sur de ses clientes.

Julien Mucchielli apprécie beaucoup la liberté que lui offre le blog :

L'idée est d'avoir une très grande diversité sur ce blog qu'on ne retrouve pas forcément dans la presse traditionnelle. Beaucoup de gens nous remercient d'aller là où les journalistes ne vont pas souvent.

Liberté de choix, liberté de ton

Les journalistes en profitent aussi pour oser certains exercices de style : récemment, Cosme Buxin s'est ainsi glissé dans la tête du prévenu : "un mois et demi que j'attends ça. Ils vont voir. Moi Sayouké, je vais tout dire. D'ailleurs, j'ai tout écrit sur cette feuille, là, tout ".

Le reste de l'article, est à lire sur leur blog ...

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.