Pression maximum sur l’entraîneur français avant le Clasico. Son équipe vient de s'incliner deux fois de suite à domicile. Zizou subit les foudres de la presse espagnole, trois mois après avoir été couvert de louanges pour son titre de champion d'Espagne.

Deux matchs perdus à domicile, et Zinedine Zidane se fait étriller par la presse espagnole
Deux matchs perdus à domicile, et Zinedine Zidane se fait étriller par la presse espagnole © AFP / Oli Scarff

Le Clasico (FC Barcelone - Real Madrid 16h samedi) sera décisif pour l'avenir de Zidane au Real. 650 millions de téléspectateurs à travers le monde vont suivre en direct le feuilleton du moment : Zizou va t-il conserver son poste d’entraîneur ?

La question fait la Une de tous les journaux, de toutes les émissions de foot en Espagne depuis mercredi soir. Depuis une défaite en Ligue des Champions sur sa pelouse 3 à 2 face aux modestes ukrainiens de Donestk. Quelques jours après un premier revers honteux face au promu Cadix déjà à domicile. 

Sur les plateaux, les choix de Zidane sont laminés. Les débatteurs ont la mine grave, parlent de ridicule, de désastre et s'interrogent sur l'avenir de celui qui a remporté 3 Ligues des Champions comme entraîneur avec le Real. 

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Un retournement complet

La presse madrilène s'est retourné en à peine trois mois. Pour s'en rendre compte il faut relire les journaux espagnols du 17 juillet dernier, après le titre champion d'Espagne. Zidane est encensé. El Pais titre "Le Real de Zidane a gagné". Il consolide sa légende, souligne le premier journal de sport espagnol Marca. Il faut dire que la presse espagnole a l'habitude de retourner sa veste. A l'automne 2019, après une défaite 3 - 0 face au PSG, le même journal Marca titrait "Dans le viseur" avec une photo de Zidane à la Une. La rumeur de son renvoi courait déjà.  

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Et que disait le champion du monde 98 à l'époque ? "Le responsable c'est moi". Qu'a-t-il dit mercredi soir ? "Je suis le seul responsable".

Zidane connait par cœur la versatilité de la presse madrilène. Il sait qu'elle puise ses sources au sein même du club et qu'il ne sert à rien de s'opposer. A la fin des années 90 un joueur français, Nicolas Anelka, s'y était essayé. Le journal Marca l'avait alors invité dans ses locaux soi-disant pour une interview et lui avait proposer de jouer un match sur le jeu FIFA. Anelka avait marqué avec le Real Madrid dans le jeu vidéo. Le lendemain, en une le journal titrait moqueur : "Il marque son premier but".