L’événement à ne pas rater c’est ce soir : un combat de boxe entre deux Français, à La Défense Arena à Paris. Le champion olympique Tony Yoka et un ancien champion d’Europe Johann Duhaupas.

Et si j’ai choisi de vous parler de ce combat là entre deux poids lourd français c’est pour ce genre de phrase : 

Je ne suis qu’un marchepied dans sa carrière. Il vise un titre mondial. En attendant, l’étape Duhaupas, Yoka, il va la sentir passer. Je veux qu’il en bave !

Ou encore :

J’ai toujours deviné sa boxe... Duhaupas a des choses à prouver au public français.

Voilà. Deux gaillards d’un mètre 95 et 2 mètres, deux parcours qui, sur le papier, suffiraient à faire un bon scénario de films de genre.

Tony Yoka est le plus médiatique

Le grand public l’a découvert aux JO de Rio en 2016 champion olympique des super lourds, la belle gueule qui forme un couple de poings et de charme avec une autre championne olympique française Estelle Mossely... Yoka le golden boy de la boxe qui peine à se révéler dans le monde professionnel et qui cherche ce soir à gagner ses galons face à un dur à cuire : 

"Le reptile", c’est le surnom que s'est donné Johann Duhaupas

Un Picard, petit dernier d’une fratrie de quatre garçons, une éducation à la dure. Un gamin timide qui découvre la boxe à 19 ans et qui a écumé les rings en Russie, aux États Unis, au Panama avec parfois les coups de Trafalgar propres au milieu : les matchs qui démarrent plus tôt que prévu, ou ceux qu’on vous propose à la dernière minute alors que vous étiez simple spectateur, pour remplacer un adversaire écarté pour dopage.

Aux États Unis on l’a surnommé le Rocky français, mais Duhaupas c’est aussi un peu Matthias Schoenaertsdans dans le film De rouille et d’os : un ouvrier à l’usine qui s’est fait à la force de sa rage et de ses poings pour devenir champion d’Europe en 2013, quand Yoka, petit prodige, suivait la filière de formation des sportifs de haut niveau.

Depuis une semaine ça se chambre par média interposés et le boxeur Souleymane Cissokho, qui connaît les deux hommes, observe tout ça avec intérêt : 

Il y a une opposition de styles. Johann Duhaupas, comme il le dit, il n'est pas là pour faire de la figuration. C'est la première fois qu'il a autant un boxeur en tête. Quand il dort il pense à lui : Tony est rentré dans sa tête. Mais est-ce que ça va le bloquer ou plus le libérer ? Je ne sais pas.

Ce soir Yoka, 28 ans et seulement huit combats chez les pro va affronter un boxeur à l’ancienne, trente-huit victoires et cinq défaites et qui, à presque 40 ans, veut prouver qu’il n’est pas fini.

On sera quelques part entre Rocky et Nougaro.

Extrait sonore : Nougaro, "Quatre boules de cuirs"

Un autre rendez-vous sportif à suivre ce week-end :  Saint-Etienne / Rennes 

Ce sera demain à 17h. Cinquième journée de ligue 1, le leader reçoit son dauphin. Mais ici, pas de stars qui s’insultent et se crachent dessus, que des petits jeunes inconnus ou presque, pétris de talent et qui enchaînent les buts. Rennes et Saint-Étienne nous montrent du beau jeu.

L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.