Demain à 13h30, les Genets d’Anglet reçoivent le Club Sportif de Feytiat et dimanche à 14h, l’Union sportive Valmont accueille le soleil de Bisheim. Deux affiches parmi plus de 100 qui vont égayer votre week-end car non, la coupe de France ne mourra pas.

Le retour de la Coupe de France
Le retour de la Coupe de France © Getty

Créée en pleine première guerre mondiale, la vieille dame, comme on la surnomme, a survécu à tous les évènements du XXe siècle, y compris les plus tragiques, comme un partenariat avec un fast food de poulet rôti élevé en batterie dont le nom fait concurrence au Kaysersberg Football Club.

La coupe France, c’est De Gaulle assis dans les tribunes de Colombes en 1967 qui renvoie le ballon sur le terrain lors d’une finale Lyon Sochaux et qui s’exclame « je dois vraiment tout faire moi-même dans ce pays ». C’est Jean-Pierre Papin qui, vainqueur avec Marseille en 89, fait la bise à François Mitterrand. C’est encire Jacques Chirac qui, entendant les sifflets sur la Marseillaise avant la finale Lorient Bastia en 2002, se lève et assène : « ça siffle, je m’en vais » transformant le match en tribune politique.

Bref, la Coupe de France, c’est plus que du football, dit-on à la Fédération Française, du patrimoine, jolie trouvaille digne d’un Stéphane Bern en crampon : le foot patrimoine. Et ça marche !

Ce week-end, les joueurs de foot amateur en lice en coupe de France seront les seuls sportifs amateurs du pays autorisés à pratiquer leur sport en compétition, tout cela à la veille d’un possible troisième confinement, quand les rugbymen et basketteurs eux n’y ont pas droit.

Comment est-ce possible ? Eh bien leur président Noël Le Graet a négocié en direct avec le gouvernement une dérogation et réussi à sauver sa coupe de France, comme il avait en juillet dernier, réussi à boucler l’édition 2019 – 2020.

Cette dérogation spéciale pour la coupe de France ne fait pas le bonheur de tous les footballeurs français 

Dès l’annonce de la dérogation par la Fédération Française de Football la semaine dernière, de nombreux clubs (pas la majorité mais suffisamment pour les entendre), ont donné de la voix en Bretagne, Limousin, en Alsace etc. pour dire trois choses :

  • D’abord la reprise a été annoncée trop tard. Onze jours avant le début de la compétition, ça n’est pas sérieux et ça augmente le risque de blessures, disent les récalcitrants.
  • Et puis il y a les entrainements interdits après 18h. Certaines polices municipales ferment les yeux, ça aide, mais dans beaucoup de clubs, c’est réveil à 5 heures, tour de terrain à 6 heures, quand ce n’est pas l’après-midi pendant le boulot. 
  • Enfin en pleine épidémie de Covid, certains présidents ont aussi des scrupules à faire passer à leurs joueurs une batterie de tests PCR et à solliciter un médecin lors de chaque match comme le prévoit le protocole : « Ce n’est pas la priorité », expliquent-ils.

Alors bien sûr, le foot français et notamment ses amateurs ont besoin de l’argent de la Coupe et des droits télé, même si les diffuseurs veulent les renégocier à la baisse.

Mais cette crise pose aussi la question du sens : à quoi bon jouer ? Est-ce accessoire ou plus essentiel que jamais quand tout s’écroule ? Faut-il continuer coûte que coûte, quand les pros répondent 100 fois « oui », les amateurs, eux, sont en proie au doute.

Dimanche 17h 30 au Caire finale du championnat du monde de handball

La France, la Suède, l’Espagne et le Danemark prétendent encore au titre. Dix ans, quasiment jour pour jour, après la révolution qui a emporté le pouvoir d’Hosni Moubarak, celui du Maréchal Al Sissi voulait faire de cette compétition une publicité pour le régime autoritaire. La COVID a ruiné ces efforts, les salles flambant neuves sont restées vides et le tournoi a été marqué par les polémiques sur la qualité de l’organisation.
 

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