Commise d'office dans l'affaire Marina, Véronique Sousset raconte dans "Défense légitime" l'honneur, le poids, la pression et l'importance que revêt la robe d'avocate.

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Avocats © Maxppp / Jean-François FREY

Bienvenue dans une cour d’assises. A l’extérieur, au bas des marches, il y a le Bien et le Mal, il y a des monstres et des innocences sacrifiées, et il y a l’appel à la vengeance et au châtiment. A l’intérieur, derrière les lourdes portes battantes, il y a des prévenus, des acquittés, ou des condamnés.

Les marches, on ne les grimpe jamais, ou rarement. Ce sont les avocats, les juges, les magistrats, les accusés, et les parties civiles qui sont à l'intérieur. Ils construisent consciencieusement la vérité judiciaire, à coup de preuves, de faisceaux d’indices, de circonstances atténuantes, de présomption d’innocence et de bénéfice du doute. Le bruit médiatique les relaie et alimente encore la machine à fantasmes. Ainsi, on a toujours un avis tranché, à défaut de pouvoir réellement déchirer le voile qui entoure toujours un procès et ceux qui le vivent et qui le font.

Que s’y joue-t-il vraiment ? A quel moment l’issue est-elle définitivement nouée ? Que se passe-t-il dans la tête de ceux qui rendent la justice ?

Pour fendre l’armure judiciaire, Giulia Foïs reçoit Véronique Sousset, avocate commise d’office pour défendre un père infanticide, Eric Sabatier. A huit ans, la petite Marina a été tuée après une vie entière de coups, de blessures, et de sévices en tous genres. Le verdict est rendu en 2012 : trente ans de réclusion criminelle assortie d'une peine de sûreté de vingt ans. Cinq ans plus tard, elle publie Défense légitime (édité à la Brune Au Rouergue), dédié à Marina.

Dans le studio, aux côtés de Véronique Sousset vient témoigner Rodolphe Constantino avocat de l'association enfance et partage engagée comme partie civile dans le procès.

L'univers de Véronique Sousset...

Son choix musical : Jean Batailleur de Zachary Richard

Sa photo :

Son texte : discours du garde des sceaux Robert Badinter pour l'abolition de la peine de mort, prononcé à l'Assemblée Nationale, le 17 septembre 1981

Son objet :

Programmation musicale :

  • Albin de la Simone - Une femme
  • Eklips - Holding on
  • Alela Diane - The pirate's gospel
Les invités
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