Que ressent-on lorsqu'on se lance dans l'effort de la course ? Le philosophe Olivier Haralambon, ancien coureur, nous entraîne sur les routes du tour de France.

Marcel Kittel après sa victoire à Bergerac - Tour de France 2017
Marcel Kittel après sa victoire à Bergerac - Tour de France 2017 © AFP / DAVID STOCKMAN / BELGA MAG / BELGA

Bienvenue dans un monde où le paysage défile, sous nos yeux, à la vitesse qu'on veut. Ici, une vallée. Là, une montagne. Et là encore un col, un ruisseau, un sentier. On bombe le torse, on ouvre grands nos poumons, on inspire à plein nez. Sentir ce corps se remplir, se tendre aussi, sous le poids de l'effort. La douleur ? Elle va passer. On est dans le monde du dépassement de soi et au bout, l'extase est là.

Extatiques, ils le sont, ceux qui peuplent ce monde-là. Sinon, comment comprendre l'endurance face à l'épreuve, la souffrance, la résilience même, après les accidents, les blessures... Les coureurs cyclistes semblent pouvoir tout supporter.

Pendant dix ans, Olivier Haralambon fait l'expérience du cyclisme à plein temps. Il décide ensuite de passer quelques années à l'université pour obtenir un diplôme de philosophie. Son dernier livre, Le coureur et son ombre (éditions du Premier Parallèle, 2017) mêle ainsi philosophie et cyclisme. On se glisse dans la tête d'un coureur cycliste, dans sa peau aussi, car il est souvent question de chair, bien plus que de métal, quand on parle de vélo...

Dans le studio, aux côtés d'Olivier Haralambon, Marc Meilleur, motard sur le tour de France et ancien coureur cycliste.

L'univers de Olivier Haralambon...

Son choix musical : Matchbox blues de Stevie Ray Vaughan

Sa photo :

Son texte : Brefs entretiensavec des hommes hideux de David Foster Wallace

Son objet :

Programmation musicale :

  • Her - Swim
  • Lomepal - Ray Liotta
  • Neil Young - Down by the river
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