La journaliste Hala Kodmani raconte, dans "Seule dans Raqqa", l'histoire de Nissan Ibrahim, une professeure syrienne, prise en étau entre Daech et le régime de Bachar Al-Assad.

Une femmes dans un camp de réfugiés près de Raqqa en Syrie
Une femmes dans un camp de réfugiés près de Raqqa en Syrie © AFP / DELIL SOULEIMAN

Bienvenue dans un monde dont il ne reste rien, ou presque. Un champ de ruines, des monceaux de gravats, des immeubles bombardés, hantés par des fantômes réveillés par le bruit de la guerre… Depuis le début du mois de juin, les combats font de nouveau rage à Raqqa, dans le nord-est de la Syrie. Lentement, mais sûrement, Daesh perd du terrain, contraint au repli par les forces démocratiques syriennes.

C’est un nouveau chapitre qui s’écrit, une nouvelle page qui se tourne, pour cette ville perdue dans le centre de la Syrie, dont le nom serait certainement resté inconnu si l’Etat Islamique n’avait décidé d’en faire sa capitale, il y a trois ans.

Six ans de guerre en Syrie, 320 000 morts, 145 000 disparus. Ces chiffres sont tellement énormes qu’ils en viendraient presque à se vider de leur sens, ou de leur sang. A moins de leur donner un visage, à ces morts, ces disparus, de leur donner un nom. Le nom d’une jeune femme, par exemple, dont le sourire lumineux a fait le tour de la planète, en quelques jours…

Bienvenue, ce matin, dans le monde Nissan Ibrahim, et bienvenue à Raqqa.

La journaliste franco-syrienne Hala Kodmani raconte dans son dernier livre Seule dans Raqqa (Equateurs, 2017) l'histoire de Nissan Ibrahim, professeure de philosophie à Raqqa et résistante dans une ville meurtrie par la guerre. De 2011 à 2015, elle tient un journal de bord sur Facebook qui dénonce la dictature syrienne, et incarne la lutte du peuple syrien contre le régime de Bachar Al-Assad et l'Etat islamique. En Janvier 2016, elle est exécutée à 30 ans. Hala Kodmani rend hommage à cette jeune femme courageuse et à son histoire édifiante.

Dans le studio, aux côtés de Hala Kodmani, Lamis Aljasem, jeune journaliste syrienne et étudiante à Sciences Po Paris.

L'univers de Hala Kodmani...

Son choix musical : une chanteuse libanaise, Fayrouz

Son texte : le témoignage du jeune photographe syrien Abou Taym Al-Halabi paru dans Libération, le 8 décembre 2016

Son objet :

Programmation musicale

  • Bror Gunnar Janson - Moan snake moan part III
  • Babx et Archie Shepp - Omaya
  • Natacha Atlas - Oasis
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